Publié le 13 Septembre 2012
fleurs
Publié le 13 Septembre 2012
Publié le 13 Septembre 2012
Il était une fois trois palmiers installés côte à côte. L’un était long et fin et produisait de jolies noix de coco. L’autre était trapu, de taille moyenne, et donnait des dattes savoureuses. Le troisième était petit, se distinguait par ses feuilles en forme de main, et offrait de belles fleurs blanches en décoration.
- « Hey les amis ! Je ne veux pas vous peiner, mais mes fruits sont autrement plus beaux que les vôtres… Regardez-les, généreux, gonflés, riches à l’intérieur, avec du lait et une pulpe exquise… » dit le cocotier.
- « Tu parles ! Quand ils tombent, bonjour les dégâts ! Ah, tant qu’on vient les cueillir, tout va très bien, mais s’ils restent mûrir sur la branche, attention aux chutes ! Bosses garanties ! Ce n’est pas comme mes dattes si tendres, si moelleuses… Aucun danger avec elles, que du plaisir ! » s’extasia le dattier.
- « Manger, vous ne pensez donc qu’à ça ! Et la beauté, l’art, dans tout ça ! Moi, avec mes belles fleurs, j’agrémente le paysage. Celui-ci ne serait rien sans moi, et mes jolies présentations. »
- « Pfffit ! » haussa les palmes, le cocotier.
- « C’est ça ! » conclut le dattier, d’un air méprisant.
Tous trois avaient donc la conviction que leurs fruits étaient la panacée. Jusqu’au jour où vint se planter à côté d’eux, un cerisier.
- « Quel est cet étranger ? » ronchonna d’emblée le cocotier, « il n’est quand même pas venu là pour nous faire de l’ombre… »
- « Ne t’inquiète pas, ce n’est qu’un vulgaire fruitier. Ce n’est pas son climat ici, il ne va pas prendre… » répondit le dattier.
- « J’espère bien, parce qu’on n’avait pas besoin de çà, ici ! On est déjà assez nombreux… » se plaignit le palmier aux feuilles de main.
Mais le cerisier sembla trouver l’endroit agréable, car, dès le printemps venu, il sortit ses premiers bourgeons, suivies de jolies fleurs blanches.
- « Non mais je rêve ! Vous avez vu ce qu’il sort, ce pauvre vieux ! Des bêtes fleurs blanches ! Rien à voir avec mes œuvres délicates, couleur ivoire… Il n’a pas honte, vraiment ! » dit le petit palmier.
- « C’est vrai que tes fleurs à toi sont plus belles, petit ! » lança le dattier.
- « Je dirais même plus qu’il n’y a aucune comparaison… » renchérit le cocotier.
Mais, quand le cerisier fit apparaître ses belles baies rouges, là, les choses se gâtèrent :
- « Hey ! Vous avez vu ! Ils viennent tous là pour ramasser ses fruits…Et plus rien pour nous ! Alors que nous étions là avant ! » râla, scandalisé, le cocotier.
- « Mes dattes, si délicieuses, voilà qu’elles les laissent maintenant indifférents ! » regretta le dattier.
- « Et pourtant, elles sont de loin meilleures à ces banals fruits rouges… Il n’y a pas de comparaison ! » confirma le palmier fleuri.
- « Les amis, il faut agir ! » s’excita le cocotier.
- « Détruisons ces cerises malveillantes ! » appuya le dattier, remonté.
- « Go ! » s’exclama le petit arbre, avec hargne.
Alors, chacun décocha ses fruits contre le cerisier. Bientôt, le sol fut jonché de fruits divers et variés. Tous les arbres furent dégarnis, les palmiers, comme le cerisier.
- « Oh, tout est par terre ! » se désola Cyril, un petit garçon, sans se douter de l’attaque qui venait d’être menée.
Sa maman arriva.
- « Quel dommage de laisser tous ces beaux fruits et ces jolies fleurs s’abîmer au sol… Et si on invitait tes amis et qu’on organisait un pique-nique géant ? » proposa celle-ci.
-« Oh maman, bonne idée ! Merci ! Je cours chercher tout le monde ! » répondit Cyril, enthousiasmé.
Quelques instants plus tard, sous les palmiers et le cerisier, ce fut la cohue. Miam ! Quel festin ! Tout ça était bien bon ! Les enfants s’en donnaient à cœur joie, tandis que la maman composait de beaux bouquets pour décorer la maison.
Bientôt, il ne resta plus rien, et les arbres retrouvèrent leur solitude. Les palmiers, penauds, restaient muets. Le cerisier, quant à lui, n’osait rien dire de crainte d’attiser encore le conflit. Ce fut le cocotier qui parla le premier, d’une petite voix, en s’adressant à ses pairs.
- « Peut-être que nous y sommes allés un peu fort… » dit-il, timidement.
- « Moi, je ne suis pas fier de moi… Quel gâchis, ce bombardement de fruits ! » regretta le dattier.
- « Je dirais même plus, cette agression était stupide ! Maintenant, je n’ai plus une seule fleur pour embellir le paysage. A l’heure qu’il est, elles doivent être toutes dans des pots de fleurs en train de décrépir... » se lamenta le palmier aux feuilles de main.
- « Jeune cerisier, nous nous excusons… Dans cette histoire, nous sommes tous perdants ! Pardon ! » s’exprima le cocotier.
- « Ca ne se reproduira plus, promis ! Quand tu es arrivé, nous nous sommes ligués contre toi an nom de la solidarité entre palmiers, alors que nous-mêmes sommes si différents ! » expliqua le dattier.
- « C’était ridicule ! Le cocotier crée des noix de coco, le dattier donne des dattes, et moi, je fais des fleurs… Plus différents que ça, c’était difficile ! Quant à toi, il semble que tu sois doué pour les deux, on dirait ! Au nom de nous trois, bienvenue à toi ! »
- « Dis, est-ce qu’on pourra goûter tes belles baies rouges ? » demandèrent les trois, d’une seule voix, « de voir les enfants en dévorer, ça nous a donné envie… »
Aussitôt, le cerisier fit émerger de ses branches trois nouvelles cerises qu’il offrit généreusement à ses voisins. Et voici comment le cerisier fut intégré à la palmeraie de la diversité.
Publié le 13 Septembre 2012
Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu
au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et
rapportait toujours sa pleine ration d'eau. A la fin de la longue
marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui, n'était plus qu'à
moitié rempli d'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes,
alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi
d'eau.
Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais
le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections, et
se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail
pour lequel il avait été créé.
Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa
un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau :
Ah ! J'ai honte de moi-même, parce que la félure sur mon côté laisse
l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison.”
La vieille dame sourit : “ As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton
côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours
su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton
coté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les
arrosais.
Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs
pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il
n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la
maison. ”
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres félures. Mais
ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos
vies ensemble si intéressantes et enrichissantes, il faut trouver ce
qu'il y a de bon en elles.
Donc, tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous
de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du
chemin !
Vivez, donnez, aimez et soyez reconnaissant !
Publié le 13 Septembre 2012
Il y a beaucoup de vendeurs de fleurs de lotus et de noix de coco fraîches de long des routes.
Très désaltérant lors de la forte chaleur de la journée.
D'ailleurs il y en a une qui en a profitéun max.
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