dieu

Publié le 13 Septembre 2012

Issu de la race royale de Dardanos et parent de Piram, roi de Troie, dont il épousa la fille Créüse, Énée était le fils d'Anchise et d'Aprhodite. Élevé dans les bois par des Nymphes et le centaure Chiron, Énée ne prit pas part au commencement de la guerre de Troie ; cependant, un jour qu'il gardait ses troupeaux, il fut attaqué par Achille, qui lui ravit une partie de son bétail. Il se réfugia alors à Lyrnessos et, poursuivi par Achille, il dut quitter, sous la protection de Zeus cette ville pour celle de Troie, où il s'engagea dans les rangs des guerriers troyens. Au cours de cette longue guerre, Énée fut un héros courageux, sage et pieux ; il savait payer de sa personne, mais il eut bien souvent recours, dans des situations périlleuses, au secours et à la protection des Dieux, notamment lorsqu'il se mesura avec Achille : Poséidon le voyant en danger de mort, le ravit, dans une nuée, aux yeux de son ennemi. Lors de la destruction de Troie et l'extinction de la race de Priam, Énée, selon une des plus anciennes traditions, se serait retiré sur l'Ida avec son père, son fils et quelques fidèles, et il aurait fondé un nouveau royaume de Troade.
Cependant, selon des traditions plus tardives, qui ont été universalisés par Virgile dans l'Énéide, Énée s'enfuit de Troie, portant son père Anchise, aveugle et paralysé, sur son dos, traînant son fils Ascagne d'une main, tenant dans l'autre les dieux de la cité -- les Pénates --, ainsi que le Palladion. Il réunit quelques compagnons sur l'Ida et s'embarqua pour les Hespérides, l'Occident mal connu. Au cours d'un périple mouvementé, il établit de solides liens d'amitié avec le pilote de son navire, Palinure, avec Achate, dont la fidélité devint proverbiale, et avec bien d'autres Troyens. Il fit escale en Thrace, passa par Délos, puis arriva en Crète. Pendant plus de sept ans, il erra ensuite sur la mer à la recherche d'un rivage, bravant les tempêtes et la colère des divinités, en particulier celle d'Héra. Sur le point de toucher les côtes d'Italie, après avoir fait étape en Sicile, à Drépanon, où mourut le vieil Anchise, les navires d'Énée furent rejetés brusquement par une tempête sur la côte africaine, près de Carthage. La reine Didon, la fondatrice de Carthage, y accueillit le héros et l'aima. Mais les dieux ne souhaitaient pas un mariage entre Didon et Énée ; Zeus ordonna à celui-ci de regagner les rivages de la Sicile, où il reçut l'hospitalité du roi Aceste. Parvenu enfin sur les côtes d'Italie, à Cumes, il descendit aux Enfers, guidé par la sibylle, puis, revenu parmi les vivants, il se dirigea vers le Latium. Là, après avoir conclu une alliance avec Evandre, il combattit et tua Turnus, le chef des Rutules, afin d'obtenir la main de Lavinia, la fille du roi Latinus. C'est sur cette victoire que s'achève le poème de Virginie. Les historiens romains ont raconté la fondation de Lavinium par Énée. Celle d'Albe-la-Longue par Ascagne, et la naissance légendaire d'une petite nation, appelée, comme l'avait prédit le dieu Faunus, à dominer le monde.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L'un des Dieux les plus importants et les plus complexes de la Grèce, Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé, naquit dans d'étranges conditions. Sémélé, en effet, poussée par la jalouse Héra, voulut voir son amant divin dans toute sa puissance. Aussitôt son corps fut consumé, et Zeus eut juste le temps d'arracher de ses entrailles le petit Dionysos, qu'il cacha encore trois mois dans sa cuisse afin qu'il pût naître à terme. Déguisé en petite fille et confié à Athamas et à Ino, le jeune dieu ne put cependant échapper à la colère d'Héra, qui frappa ses parents adoptifs de folie et l'obligea à fuir dans de lointain pays, où il fut métamorphosé en chevreau par Zeus. Puis, des Nymphes entreprirent son éducation.
Mais, parvenu à l'âge adulte, le dieu fut à son tour frappé de démence. Il erra dans le monde entier, introduisant dans chaque pays la culture de la vigne et la façon de faire le vin. On le vit ainsi parcourir l'Égypte, la Syrie, le Phrygie, où la déesse Cybèle l'initia à ses mystères. Délivré de sa folie, il pénétra en Thrace dans le domaine du roi Lycurgue, qui s'opposa à l'introduction du culte du dieu, enchaîne les Bacchantes et obligea Dionysos à s'enfuir chez Thétis. Peu après, le dieu délivra les Bacchantes et frappa Lycurgue de folie, puis rendit la terre de Thrace stérile. Pour apaiser le dieu, les habitants épouvantés écartelèrent leur roi. Ayant établi son culte dans tous les pays que baigne la Méditerranée, Dionysos, monté sur un char attelé de panthères, gagna alors l'Inde et, en compagnie d'une escorte de Silènes, de Bacchantes et de Satyres, y fit un voyage mystérieux. Revenu en Boétie, il tenta d'introduire son culte à Thèbes ; mais Penthée, le roi de la cité, voulut lui aussi s'y opposer. Il fut mis en pièces par sa mère Agavé, atteinte, elle aussi, d'une folie furieuse. Les Proétides, les filles du roi Proétos, qui n'avaient pas consenti à accueillir le dieu, sombrèrent également dans la démence et se répandirent dans la campagne en mugissant. Dionysos prit ensuite un navire pour se rendre à Naxos, mais l'équipage composé de pirates voulut le retenir prisonnier afin de le vendre comme esclave à leur prochaine escale. Dionysos manifestait aussitôt sa puissance en immobilisant le navire, en le remplissant de lierre et en faisant entendre des sons stridents de flûte. Les marins, épouvantés, se jetèrent tous à la mer, où ils furent changés en dauphins. Avant de monter dans l'Olympe pour y être reçu de plein droit dans l'assemblée des dieux, Dionysos alla ravir aux Enfers sa mère Sémélé et la transporta avec lui dans les cieux, où elle prit le nom de Thyoné.
Lié au vin et à l'ivresse, le culte de Dionysos s'étendit dans toute la Grèce, avec la culture de la vigne. Le dieu devint alors le symbole de la puissance enivrante de la nature, de la sève qui gonfle grains de raisins et qui est la vie même de la végétation. Entouré souvent de divinités des Bocages, il fut également vénéré comme un dieu des Jardins et des Bois. Élevé par les nymphes, il put prétendre aussi à être adoré comme un dieu de l'Eau, de l'élément liquide qui est la sève et la source primordiale et originelle de toute la vie. A l'époque classique, Dionysos prit l'allure du dieu de la Vie joyeuse, des jeux et des fêtes dont il aime à s'entourer au milieu des clameurs des Bacchantes ; il prit surtout ce caractère dans l'Empire romain sous le nom de Bacchus. Mais aussi important est le fait que les Grecs l'ont considéré comme le dieu protecteur des Beaux-Arts, en particulier de la tragédie et de la comédie, issues l'une et l'autre des représentations qui avaient lieu à l'occasion de ses fêtes. On ne saurait non plus négliger son rôle dans l'orphisme, où il fut identifié avec Zagreos.
Dans les ouvrages d'art, il a les traits d'un dieu jeune, le front et le corps entourés de lierre, de vigne et de grappes. Il est généralement accompagné par des cortèges de Ménades, de Thyades et de joueurs de flûte, qui portent le thyrse et se livrent à des jeux, à des danses frénétiques et à des transports désordonnés.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Avertissement, conseil ou ordre d'un dieu, l'oracle permettait aux hommes de connaître la volonté des Immortels et de prendre des décisions en fonction de la réponse du dieu. Il était consulté dans un temple spécial, en un lieu auquel une légende avait généralement accordé un grand crédit. Les oracles de Zeus et d'Apollon demeurent les plus célèbres. L'oracle de Dodone, en Epire, exprimait, dans un bois sacré, par le bruissement des feuilles, la pensée de Zeus. Mais les servants du grand dieu interrogeaient également le vol des oiseaux ou le clapotis d'une fontaine. A Delphes, l'oracle d'Apollon (il en existait un autre à Didyme) fut fondé, suivant l'hymne homérique, en l'honneur d'Apollon Python, par le dieu lui-même après sa victoire sur le serpent Python. Il détrôna ainsi le très vieil oracle de Gaia, la Terre. Une sorte de confédération religieuse se forma autour du sanctuaire, et des jeux Pythiques furent institués pour sceller cette nouvelle union de tous les pèlerins venus entendre la Pythie.

On venait demander à l'oracle des conseils aussi bien d'ordre politique que d'ordre personnel. On s'y purifiait d'un meurtre comme Oreste. On cherchait à connaître le nouvel emplacement d'une colonie. L'oracle était la preuve d'une soumission des mortels aux destinées divines, et dans les légendes jamais héros n'a réussi à s'y soustraire.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Sous ce nom très général, les Grecs groupent toutes les divinités féminines de la nature, qui peuplent les mers, les eaux, les bois, les arbres, les forêts, les montagnes, les vallées fertiles, le sources, les bosquets, les rochers et les grottes. Jeunes femmes d'une rare beauté, représentées nues ou à demi-vêtues, elles étaient filles de Zeus et du Ciel. La pluie que le dieu faisait tomber rejaillissait en sources et leur donnait naissance. Aussi, les Anciens attribuaient aux Nymphes un pouvoir fertilisant et nourricier, qu'elles exerçaient en se mêlant à l'humidité de l'air, de l'eau et des forêts. Mais leur action bienfaisante ne concernait pas seulement la nature. Les êtres humains, pour leur part, bénéficient de leur tendre sollicitude. Elles protègent les fiancés, qui se plongent dans l'onde de certaines sources ou fontaines pour y obtenir la purification indispensable à une heureuse fécondité.

A ce caractère régénérant, particulièrement apprécié par les Grecs, s'ajoutent deux autres attributs : les Nymphes aiment prophétiser, et elles sont capables d'inspirer aux hommes qui goûtent l'eau sacrée de leurs sources de nobles pensées et le désir d'accomplir de grands exploits. Elles leur révèlent également l'issue, favorable ou néfaste, de leurs maladies. Elles vont jusqu'à les guérir de leurs maux par l'action de certaines de leurs eaux.

Dans la mythologie grecque, les Nymphes sont classées et répertoriées avec précision : les Néréides peuplent les mers ; les Naïades, les fleuves et, d'une manière générale, les eaux vives ; les Dryades, les forêts de chênes ; les Alséides, les bocages. Quant aux Oréades, elles habitent les montagnes et les Hamadryades, les bois. Les Napées occupent les vallons et les Méliades ne vivent que sur les frênes. Les légendes innombrables où les Nymphes interviennent nous les montrent non seulement amoureuses des Dieux, mais aussi de simples mortels. De leur union avec ces derniers naquirent les héros, les demi-dieux; les ancêtres des premières races humaines. Insouciantes, filant et chantant sur les ondes et dans les arbres, elles vivent, bien que mortelles, des milliers d'années. Elles sont les fées de l'Antiquité.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

On appelle héros, dans la mythologie, tout personnage qui a exercé sur les hommes et sur les événements une telle influence, qui a fait la guerre avec tant de bravoure, ou accompli des exploits avec tant de témérité, qu'il s'est élevé au-dessus de ses semblables, les mortels, et qu'il a pu prétendre approcher les Dieux, méritant ainsi, après sa mort, une vénération et un culte particulier. La poésie épique, l'Iliade en particulier, a, la première, créé l'idée de héros. On voit ainsi Achille, Ajax, Ulysse et bien d'autres se livrer, pendant les combats de la guerre de Troie, à des prodiges d'ingéniosité et de courage. Mais, par leur naissance même, ces héros sont déjà différents des hommes. La plupart du temps, il sont fils d'un dieu ou d'une déesse, dont ils reçoivent au cours de leur existence aide et protection.

Avec les siècles, la notion de héros s'est peu à peu transformée. Chaque territoire a voulu posséder son propre héros, véritable symbole national ou régional. Ainsi, on a vu apparaître les héros athéniens, tel Thésée ; thébains, comme les Labdacides ; argiens ou boétiens, et une foule de héros éponymes. Certaines familles sacerdotales ou nobles ont, par la suite, prétendu descendre de héros légendaires, les devins de Mélampos, César d'Enée, et par conséquent de Vénus (Aphrodite), Marc Antoine d'Hercule (Héraclès). A l'ère classique grecque (V° siècle avant Jésus-Christ), des hommes politiques grecs, des philosophes, des poètes tragiques, tels Périclès, Platon, Sophocle, ont été, après leur mort, l'objet de culte décerné aux héros.

 

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Rédigé par orange8454

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