compagnons

Publié le 23 Mai 2017

Rédigé par orange8454

Publié dans #chanson, #compagnons, #diaporama, #personnage, #pps

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Publié le 7 Septembre 2015

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Publié le 13 Septembre 2012

Ulysse est l’un des héros grecs les plus populaires de l’Antiquité. Il est courageux, mais aussi rusé et intelligent. Ses exploits durant la guerre de Troie sont contés par le poète Homère dans la longue épopée de l’Iliade et son retour en Grèce dans l’Odyssée.

 

Quelle est l’origine de la guerre de Troie ?

 

Aphrodite a promis au troyen Pâris l’amour de la belle Hélène, qui est la femme du roi grec Ménélas. Pâris enlève donc la jeune femme. Les grecs sont furieux. Comme tous les anciens prétendants d’Hélène ont juré de lui porter secours en cas de danger, ils forment une armée et partent faire le siège de la cité de Troie pour ramener la belle en Grèce.

Ulysse est l’un d’eux et, bien qu’il ait longtemps hésité à laisser seuls sa femme Pénélope et son fils Télémaque, il embarque.

 

Le cheval de Troie

 

Image57.gif   Les grecs partent en bateau jusqu’à Troie, sur la côte de l’Asie, et organisent le siège de la cité. Mais les troyens ne veulent pas se rendre, et la guerre va durer dix ans. Elle est autant l’affaire des dieux que celle des mortels : Héra et Athéna défendent les grecs ; Aphrodite, les troyens. C’est Ulysse, inspiré par Athéna, qui imagine la ruse décisive : il fait construire un immense cheval de bois dans lequel il se cache avec quelques guerriers grecs, tandis que les autres font semblant d’abandonner le siège. Les troyens, intrigués, font entrer le cheval dans leur cité. La nuit venue, Ulysse en sort le premier, suivi de ses compagnons. Ils ouvrent alors les portes de Troie au reste de l’armée grecque qui prend la ville et libère Hélène.

 

Un retour éprouvant

 

Image58.gif   Après cette victoire difficile, les grecs peuvent enfin rentrer chez eux. Ulysse souhaite revenir au plus vite dans son royaume, sur l’île d’Ithaque, où l’attendent sa femme et son fils depuis dix ans déjà. Malheureusement, les dieux outragés envoient tempête sur tempête à ces guerriers, qui, en pillant Troie, les ont offensés.

 

L’île des cyclopes

 

Image59.gif   Ulysse arrive un jour sur une île inconnue qu’il part explorer avec ses compagnons. Ils découvrent une grotte habitée et s’installent pour attendre son propriétaire. Quand celui-ci revient, ils sont terrorisés ! C’est un cyclope, géant à l’œil unique ! Ce monstre s’appelle Polyphème, il est berger.

Image60.gif Dès que ses moutons sont rentrés, il bouche alors l’ouverture de la grotte avec un énorme rocher et aperçoit les grecs. Il en dévore deux tout de suite, puis deux autres pendant la nuit. Ulysse doit sauver ceux qui restent : il verse tant de vin au géant que le cyclope devient ivre. Ulysse en profite pour lui enfoncer un pieu dans l’œil et les grecs réussissent à s’enfuir accrochés au ventre des moutons quand le géant les fait sortir.

 

Ulysse chez Circé la magicienne

 

Avec cette aventure, Ulysse s’est attiré la colère du dieu de la mer Poséidon, le père de Polyphème. Le dieu déchaîne les flots, qui mènent Ulysse auprès de la magicienne Circé. Elle invite les grecs chez elle, leur offre une boisson qui donne l’oubli puis les transforme en porcs.

Ulysse, prévenu par un de ses compagnons, oblige Circé à redonner à ses amis leur forme humaine.

 

Le chant des sirènes

 

Image61.gif Les grecs passent bientôt près de l’île des sirènes, des créatures à tête de femme et à corps d’oiseau qui chantent pour attirer les marins dans la mer et les dévorer ensuite.

Ulysse bouche les oreilles des rameurs avec de la cire et leur demande de l’attacher au mât du bateau. Grâce à ce stratagème, il a le privilège d’entendre le chant des sirènes sans en mourir !

 

Enfin Ithaque !

 

Seul, épuisé, Ulysse aborde enfin les rivages de son île. Sa femme, Pénélope, l’a attendu pendant vingt ans ! A tous ceux qui ont tenté de la séduire, elle répondait : « je choisirai un nouveau mari lorsque j’aurai terminé de tisser ce linceul ». Et, chaque nuit, elle défaisait ce qu’elle avait tissé le jour, pour que l’ouvrage ne soit jamais fini. Sa patience est récompensé lorsqu’elle voit revenir son mari saint sauf. 

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Nous connaissons surtout la guerre de Troie à travers les longs poèmes épiques d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, mais aussi grâce à l’Enéide de Virgile. Elle se serait déroulée au XIIème siècle avant notre ère et aurait opposé les anciennes populations grecques de la région de Mycènes, les Achéens, à celles installées sur le côte d’Asie Mineure, dans la région de Troie, les Eoliens. Selon la légende, les grecs assiègent Troie durant dix ans et finissent par être vainqueurs grâce à l’ingéniosité d’Ulysse et l’arbitrage favorable des dieux.

 

Si la guerre de Troie à quelque fondement historique

 

Son récit possède tous les caractères d’une légende. A l’origine, il y a le jugement de Pâris. Sollicité pour arbitrer un concours de beauté entre les déesses Héra, Athéna et Aphrodite, le jeune prince troyen choisit cette dernière. Aphrodite lui offre en récompense l’amour de la belle Hélène, l’épouse du roi Ménélas. L’enlèvement de la reine rend inévitable la guerre entre troyens et achéens (ou grecs).

 

Les achéens embarquent pour Troie

 

Et assiègent la ville, mais ils savent que sans Achille, ils ne parviendront pas à vaincre. Inquiète, Thétis, la mère d’Achille, l’envoie chez Lycomède, roi de Scyros, qui le déguise en fille et l’enferme dans le gynécée, le quartier des femmes, jusqu’à ce qu’Ulysse vienne le débusquer. Achille s’empresse alors de rejoindre les siens au front. Vaillant au combat, il s’illustre par une légendaire colère, abandonne les siens à leur sort, puis reprend les armes pour venger la mort de son ami Patrocle, en tant le héros troyen Hector.

 

Le siège de Troie s’éternise

 

Et l’armée grecque semble incapable d’emporter la victoire. Une fois encore, Ulysse vole à son secours. Grâce au stratagème imaginé par le héros, les troyens, malgré les funestes prédictions de Cassandra, laissent entrer dans leurs murs un immense cheval de bois que l’armée grecque semble avoir abandonné, mais dans lequel sont cachés des centaines de guerriers.

 

La ville de Troie est incendiée, saccagée

 

Et sa population massacrée ou réduite en esclavage. Les grecs rentrent chez eux en héros, emportant captifs et captives. Le voyage de retour est, beaucoup, long et difficile. Ulysse, par exemple, ne rejoindra Ithaque que dis ans plus tard. 

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Un complément :

 

"Les aventures d’Ulysse

Ulysse (...) fit le récit des mésa­ventures qu'il avait rencontrées depuis son départ de Troie :

1. Les Cicones


« Après notre départ de Troie, le vent me porta, tout d'abord, chez les Cicones* où de nombreux compagnons périrent dans d'horribles combats. Après notre victoire, j'avais donné l'ordre à mes hommes de fuir, mais ceux-ci voulurent profiter du pillage. Très vite, des renforts ennemis arri­vèrent et de nombreux guerriers furent tués. Je repris la mer rapidement, avec quelques compa­gnons, contents d'avoir échappé à la mort mais accablés d'avoir perdu beaucoup des nôtres. Nous repartîmes sur les flots tumultueux en direction d'Ithaque, mais le destin nous réservait encore bien d'autres périls.

2. Les Lotophages









« Une tempête se leva ; elle brisa une partie des mâts et déchira la voilure. Nos navires dérivèrent pendant neuf jours. Puis nous abordâmes sur l'île des Lotophages*. Les Lotophages sont un peuple curieux. Il se nourrît de la fleur de lotus, qui a le pouvoir de donner l'oubli. Après quelques jours passés dans cette île, je dus attacher certains de mes hommes qui avaient goûté à cette plante ans bancs de la nef et les forcer à embarquer car ils étaient près d'oublier leurs demeures et leur patrie.

3. Le cyclope






« Une aventure plus périlleuse encore nous attendait dans l'île des Cyclopes*. (....)Nous parvînmes à la grotte de l'un des Cyclopes qui seul à l'écart prenait soin de son troupeau. (...). Nous entrâmes pour explorer ses richesses. (...) « Nous attendions, dans son antre son retour et celui du troupeau. Quand il revint du pâturage, nous nous cachâmes, épouvantés par le fracas de sa marche, dans le fond de la grotte. « II poussa dans la caverne toutes les brebis qu'il devait traire et laissa dehors les béliers et les boucs, dans un enclos. Puis il souleva un énorme bloc de pierre et le plaça contre l'entrée. Nous fûmes, alors, enfermés avec lui pour la nuit « Le Cyclope géant s'assit et commença de traire les brebis et les chèvres bêlantes ; puis il versa le lait dans les vases pour son repas du soir. Enfin, en se dirigeant vers le fond de l'antre pour allumer du feu, il nous vit. (...) je lui demandai, au nom des dieux, l'hospitalité. Il nous répondit alors : « "Etrangers insensés, je ne vous offrirai pas l'hospitalité au nom des dieux, car les Cyclopes se moquent bien des dieux, ils sont beaucoup plus forts qu'eux. Je vous mangerai plutôt et Je n'épar­gnerai aucun de vous."

(...)Il  se jeta sur mes compagnons, en saisit deux et les écrasa contre terre comme des petits chiens. Et, les coupant membre à membre, il prépara son repas. Il les dévora (.....)« Au matin, le Cyclope saisit, à nouveau, deux de mes compagnons et prépara son repas. Dès qu'il eut mangé, il emmena paître son troupeau sur la montagne. Et je restai, méditant une action terrible et cherchant comment nous venger avec l'aide d'Athéna. « La grande massue du Cyclope gisait au milieu de l'enclos. C'était un véritable tronc d'olivier, gros comme le mât d'une de nos nefs. Je taillai le bout de l'épieu en pointe (...). Le soir, le Cyclope revint, il poussa ses troupeaux dans la vaste caverne, ferma l'entrée avec l'énorme pierre, et se remit à traire les brebis et les chèvres bêlantes. Puis il plaça chaque petit sous sa mère. Ayant achevé ce travail à la hâte, il dévora de nouveau deux de mes hommes et prépara son repas. Alors je lui proposai, après qu'il eut mangé, de goûter au vin que nous portions dans nos outres. Quand il l'eut goûté, il m'en redemanda encore. Il l'apprécia tant qu'il en but trois fois. Et lorsque le vin eut troublé son esprit, il me demanda mon nom afin de me récompenser pour ce nectar. Je lui répondis ainsi :« "Cyclope, tu me demandes mon nom. Je vais te le dire et tu me donneras ta récompense. Mon nom est Personne. Mon père et ma mère, et tous mes compagnons me nomment Personne,"

 Le monstre poursuivit :

 "Eh bien, je mangerai Personne après tous ses compagnons. Ceci sera la récompense que je lui réserverai."

 II parla ainsi, et il tomba à la renverse, gisant, emporté par le sommeil et l'ivresse. Aussitôt, je mis l'épieu sous la cendre pour l'échauffer et rassurai mes compagnons épouvantés pour qu'ils ne m'abandonnent pas. À ce moment-là, un dieu nous inspira un grand courage et, ayant saisi l'épieu par le bout, nous l'enfon­çâmes dans l'œil du Cyclope.  Le sang chaud gicla de son œil, et la vapeur de sa pupille en feu brûla paupière et sourcil. Le monstre hurla horriblement et les rochers en retentirent. Nous nous enfuîmes terrorisés. Le géant réussit à arracher l'épieu et appela les Cyclopes qui habitaient les cavernes voisines. Accourant de tous côtés, ils lui demandèrent pourquoi il se plaignait et qui tentait de le tuer.  Le monstre leur répondit :

" mes amis, qui tente de me tuer ? Per­sonne."

 Les autres Cyclopes remarquèrent :

"Si tu es seul et si personne ne te fait violence, alors nous ne pouvons rien pour toi. Tu n'as qu'à faire appel à un dieu."

 Et Je ris de voir comment mon nom et ma ruse les avaient trompés. Cependant, nous n'étions pas encore sortis de la caverne. Le Cyclope gémissait, et souffrait de cruelles douleurs, mais à tâtons, il retira le rocher de l'entrée et s'assit dans le passage. Il étendit les bras, essayant d'attraper ceux qui voudraient sortir avec les brebis. Mais j'étais plus habile et je méditai un nouveau tour. Un grand danger nous menaçait et je réfléchissais à sauver la vie de mes compagnons et la mienne.

 Les béliers étaient forts et laineux, d'une laine couleur violette. Je les attachai par trois ; celui du milieu portait un homme attaché sur le ventre et les deux autres, de chaque côté, le cachaient. Pour moi, je choisis un bélier, le plus grand de tous. Je le tenais par le dos, suspendu sous son ventre, et je saisis fortement de mes mains l'épaisse toison.

Lorsque l'aurore aux doigts de rosé parut, le Cyclope, aveugle désormais, poussa les mâles des troupeaux au pâturage. Il tâta, au passage, le dos de tous les béliers, ne s'apercevant point que mes compagnons étaient liés sous le ventre des ani­maux laineux. Le Cyclope était étonné que le bélier fût le dernier à sortir, et il le poussa dehors, me libérant ainsi de la grotte sans le vouloir. Lorsque nous fûmes loin de lui, je détachai mes hommes et nous poussâmes le troupeau jusqu'à notre navire »

 

4. Dans l’île d’Eole.


Ulysse et ses compagnons firent étape sur l'île du dieu Eole*. Celui-ci, très bienveillant, leur fut d'un très grand secours. Eole, qui vivait dans l'île, avec ses six filles et ses six fils, les accueillit pendant tout un mois et les traita avec obligeance. Sa table était toujours chargée de douceurs innom­brables. Quand vint le moment du départ, il fit présent à Ulysse d'une outre, faite de la peau d'un bœuf de neuf ans, dans laquelle il enferma le souffle des vents tempétueux qui provoquent les naufrages. Éole, en effet, était le maître des Vents et il avait le pouvoir de les lever ou de les apaiser à sa volonté. Il attacha solidement cette outre, avec une splendide corde d'argent, au navire d'Ulysse, afin qu'il n'en sortît aucun souffle. Il envoya seule­ment le zéphyr pour conduire calmement l'équi­page vers la terre de leur patrie.

Cependant, le destin en décida tout autrement. (...) Ulysse s'était endormi ; ses compagnons en profitèrent pour se concerter. L'outre bien fermée et bien atta­chée par le dieu Eole ne contenait-elle pas de l'or ou de l'argent ? Ils se sentaient jaloux d'Ulysse, eux qui rentraient dans leurs demeures les mains vides. Ils ouvrirent l'outre et, aussitôt, tous les vents s'en échappèrent. Et la tempête furieuse se leva, les emportant sur la mer, loin de la terre de

leur patrie. (...)

5. chez Circé


ils naviguaient, désespérés, regrettant leur propre folie, lorsqu'ils abordèrent l'île de la magicienne Circé.(...). L'île était petite ; ils trouvèrent rapidement, au fond d'une vallée, la demeure de Circé. Ils furent accueillis par des loups et des lions qui leur firent fête en agitant la queue, comme de braves chiens. Effrayés, les envoyés d'Ulysse s'arrêtèrent devant les portes de la magicienne. Us entendirent de loin sa voix mélodieuse, car elle chantait en tissant et tous les murs résonnaient de sa très belle voix.

Ils appelèrent. La magicienne sortit et les invita aussitôt dans sa maison, leur ouvrant ses belles portes. Tous furent imprudents et la suivirent, sauf un des hommes qui resta seul dehors, ayant soup­çonné quelque piège.(...) Imprudemment, ils burent et mangèrent ce qu'elle leur offrait. Alors, la magicienne les frappa d'une baguette magique et, aussitôt, ils furent transformés en porcs. Elle les poussa de sa baguette dans la porcherie et les enferma. (...)Heureusement, l'homme qui n'était pas entré dans la demeure de Circé put aller prévenir Ulysse et lui décrire le sort terrible de ses compagnons. (...) Ulysse décida de se rendre seul à la demeure de l'empoisonneuse Circé. En chemin, il rencontra le dieu Hermès à la baguette d'or, (...). Le Jeune dieu lui prit la main et lui dit : « Malheureux Ulysse, si tu veux délivrer tes compagnons de Circé, tu n'y réussiras pas seul car tu risques d'être transformé toi aussi en cochon- Mais Je vais te venir en aide. Prends ce breuvage excellent avant d'approcher de ]a maison de la déesse»(......) Tandis qu'Ulysse marchait vers la demeure de Circé, mille pensées bouillonnaient dans sa tête. Une fois devant la porte, courageux et confiant, il appela la magicienne. Elle sortit aussitôt et, ouvrant ses belles portes, elle l'invita. Elle le pria de s'asseoir et, aussitôt, elle prépara dans une coupe d'or un breuvage. Elle y mêla le poison. Tandis qu'il buvait, elle le frappa une première fois de sa baguette magique, prête à le voir se transformer en cochon, comme ses compagnons. Mais, Ulysse, protégé par le remède d'Hermès, fit ce que le dieu lui avait dit. Il se Jeta sur la déesse, et brandit son épée, comme s'il voulait la tuer. Circé, devinant qui était cet homme, l'invita à s'étendre avec elle sur sa couche et à devenir son amant. Ulysse, prévenu par le dieu Hermès, resta pru­dent et rusé. Il fit jurer à la magicienne qu'elle ne lui ferait aucun mal et qu'elle ne chercherait à lui tendre aucun piège lorsqu'il serait allongé à son coté. Circé fit alors préparer, dans le plus grand luxe, par ses servantes, le lit et le repas. Mais lorsqu'elle vit qu'Ulysse restait assis sans manger et plein de tristesse, elle lui en demanda la cause. Et Ulysse lut répondit qu'il ne lui suffisait pas d'être sain et sauf et comblé, mais qu'il désirait aussi qu'elle délivre ses compagnons.Dès qu'il eut parlé ainsi, Circé sortit de sa mai­son, sa baguette magique à la main. Elle ouvrit les portes de la porcherie et fit sortir les hommes d'Ulysse, semblables à des porcs de neuf ans. Elle frotta chacun d'eux d'un baume et, aussitôt, leurs soies tombèrent ; ils redevinrent des hommes plus Jeunes et plus grands qu'auparavant. Reconnais­sant Ulysse, ils pleuraient de joie et la demeure retentit de leurs sanglots.

La magicienne, elle-même, fut prise de pitié et les invita à séjourner dans sa demeure aussi long­temps qu'il leur plairait. (...) Ulysse et ses compagnons restèrent là toute une année, mangeant les chairs abondantes et buvant le doux vin.

Mais, à la fin de l'année, (...) Ulysse sup­plia la magicienne de favoriser son retour. Il eut le cœur brisé et sanglota longtemps lorsque Circé lui annonça qu'il devrait d'abord accomplir un long voyage au royaume des morts avant d'atteindre son pays. Il irait y consulter le devin aveugle Tirésias, pour connaître le chemin du retour.

 

 

6. Le pays des morts


Là, ils découvrirent un pays couvert d'un voile de brouillard, où jamais le soleil ne fai­sait descendre ses rayons. Ils échouèrent le bateau, sortirent le bétail et longèrent les eaux de l'océan jusqu'à l'endroit prévu. Une fois parvenu dans la contrée que lui avait indiquée Circé, Ulysse exécuta ce que la magicienne lui avait ordonné. (...) Enfin l'âme de Tirésias s'approcha d'Ulysse tenant un sceptre d'or, et le reconnut. Tirésias but dans la fosse le sang des sacrifices et lui par ainsi: « Tu désires un doux retour, Ulysse, mais un dieu te le rendra pénible. Poséidon est irrité contre toi parce que tu as aveuglé son fils, le  Cyclope. Tu subiras de nombreuses épreuves en mer, dont tu échapperas seul, car tous tes compagnons mourront. Tu échapperas seul, et tu reviendras, misérablement, ayant perdu ton navire et tes compagnons, sur une nef étrangère. Tu trouveras le malheur dans ta maison. Des hommes orgueilleux et arrogants consument tes richesses, cherchant à épouser la femme et lut offrant des  présents en ruinant ta demeure par leurs rapines1. Mais tu te vengeras et tu les puniras de leurs outrages. «Je te prédis, enfin, une heureuse vieillesse et le bonheur pour ton peuple. Puis la douce mort te viendra de la mer. »

7. les sirènes


(....)  Lorsque l'aube aux doigts de rosé parut, nous repartîmes sur les flots dangereux. Après avoir navigué quelques jours, nous approchâmes de l'île des sirènes. Les sirènes sont des créatures dan­gereuses, envoûtant les navigateurs par leur chant et les entraînant dans la mort. Pour échapper à leur charme maléfique, je fis ce que la magicienne m'avait dit : je bouchai les oreilles de mes compa­gnons avec de la cire molle de peur qu'ils n'entendent le chant des sirènes. Et je leur deman­dai de lier mes pieds et mes mains au mât de la nef. Puis les hommes frappèrent de leurs avirons la mer écumeuse. Lorsque les sirènes nous aperçurent, elles ten­tèrent de nous charmer par leur voix mélodieuse.

 "Viens, ô Ulysse, chantaient-elles, arrête ton navire, afin d'écouter notre voix. Aucun homme ne dépasse notre île sur sa nef noire sans écouter notre douce voix ; puis il s'éloigne plein de joie, et de connaissances car nous savons tout ce qui arrive sur la terre nourricière-'1

 Elles chantaient ainsi, faisant résonner leur belle voix et mon cœur battait dans ma poitrine car je voulais les entendre. Je fis signe à mes compagnons de me détacher, mais, selon les ordres de Circé, ils agitèrent plus ardemment leurs avirons et deux d'entre eux me chargèrent de liens plus solides encore. Lorsque nous eûmes dépassé le rocher des sirènes et que nous n'entendîmes plus leur voix, ni leur chant, mes compagnons retirèrent la cire de leurs oreilles et me détachèrent. Mais à peine avions-nous laissé l'île derrière nous qu'un nou­veau péril nous attendait.

8.Charybde et Scylla


Nous vîmes de la fumée s'élever d'un rocher, des tourbillons et des vagues, et nous entendîmes un grondement immense. Frappés de crainte, mes compagnons lâchèrent les avirons de leurs mains ; le courant commençait à emporter la nef. Je les exhortai à reprendre la route et je leur rappelai les périls bien plus graves qu'ils avaient connus. Je ne leur dis pas, cependant, qu'ils se dirigeaient vers un des écueils dangereux décrits par la magi­cienne, de peur qu'épouvantés, ils n'abandonnent les avirons pour se cacher dans le fond du bateau.

 Nous venions en effet de dépasser le terrible rocher de Charybde*, qui engloutissait l'eau et la recrachait en bouillonnant et en mugissant. Nous pensions avoir échappé à la mort, mais apparut alors l'horrible écueil de Scylla* qui, selon les pré- dictions de Circé, entraînerait dans la mort plu­sieurs de mes compagnons. L'horrible Scylla arra­cha six marins de la nef et les dévora immédiatement. J'entendis leurs cris et vis leurs mains tendues. Ce fut l'image la plus terrible que t'ai rapportée de toutes mes aventures périlleuses sur la mer. Us m'appelaient encore, criant mon nom pour la dernière fois avec désespoir. Je ne pouvais cependant pas les distinguer car la vapeur, des vagues immenses et du brouillard s'étaient répandus.

9. l’île d’Hélios

 Lorsque nous eûmes fui les deux écueils dan­gereux de Charybde et Scylla, nous abordâmes dans l'île du dieu Hélios*. Dans cette île, , vivaient de superbes bœufs et troupeaux de moutons. Alors que nous étions encore en mer, sur la nef noire, nous enten­dîmes leurs mugissements et leurs bêlements. Mais la parole du devin aveugle Tirésias et de la magicienne Circé me revint en mémoire. Et tris­tement j'appris à mes compagnons ce que m'avaient dit Tirésias et Circé, car ils avaient pré­dit un grand malheur si nous pénétrions dans cette île. Les hommes de l'équipage étaient accablés de fatigue mais l'un d'eux me répondit :

 "Tu es dur pour nous, ô Ulysse. Ta force est grande et tes membres ne sont jamais fatigués, et tout te semble de fer. Tu ne veux pas que tes com­pagnons, rompus de fatigue et de sommeil, des­cendent à terre, dans cette île où nous aurions pris un repas abondant. Et tu ordonnes que nous errions à l'aventure, pendant toute la nuit, sur la sombre mer ! Mais nous courons à la mort. Arrê­tons-nous donc et préparons notre repas auprès de la nef rapide. Nous y remonterons demain, au matin, et nous reprendrons la course sur la vaste mer." (...) le vent souffla durant tout un mois. Aussi long­temps que les hommes eurent du pain et du vin rouge, ils s'abstinrent des bœufs qu'ils désiraient vivement. Et quand les vivres furent épuisés, ils furent contraints de pêcher les poissons de la mer et d'attraper les oiseaux qui tombaient entre leurs mains. Pendant tout ce long mois, la faim tour­menta leur ventre.C'est alors que je partis seul pour supplier les dieux et leur demander de nous montrer le chemin du retour. Je m'enfonçai dans l'île, laissant mes compagnons auprès de la nef. Je lavai mes mains à l'abri du vent et je priai tous les dieux de l'Olympe. En réponse, les dieux répandirent un doux sommeil sur mes paupières. Un des hommes de l'équipage inspira à mes compagnons une idée fatale : plutôt que de mou­rir de faim dans cette île déserte, il leur suggéra qu'il serait préférable d'affronter les flots et les périls que leur enverraient les dieux. Ses paroles soulevèrent l'enthousiasme des hommes qui l'applaudirent. Et, aussitôt, ils volèrent les meilleurs bœufs du dieu Hélios qui paissaient non loin du navire. Ils les sacrifièrent aux dieux immortels et, aussitôt après avoir prié, ils rôtirent les cuisses grasses et les entrailles des bœufs.  Le doux sommeil quitta mes paupières. Je me levai, pressé de retrouver la nef et mes compa­gnons. Lorsque Je m'approchai du port, Je sentis une douce odeur de viande rôtie. En gémissant, je compris le grand malheur qui allait s'abattre sur mes hommes et je priai les dieux immortels de les épargner. Je leur fis des reproches violents mais il était trop tard pour remédier à leur faute, les bœufs étaient morts et les dieux manifestaient déjà leur colère par des prodiges terribles ; les peaux ram­paient comme des serpents, les chairs mugissaient autour des broches, cuites ou crues ; on eût dit la voix des bœufs eux-mêmes. Nous poussâmes aussitôt la nef à la mer. Mais, dès que nous eûmes déployé les voiles et quitté l'île, les dieux abattirent sur nous une série de catastrophes auxquelles il nous était impossible d'échapper. Une nuée épaisse enveloppa la nef et, au-dessous, la mer devint noire. La tempête rom­pit îes deux étais' du mât qui tomba dans le fond du navire avec tous les haubans1. Il fracassa la poupe, brisant tous les os de la tête du pilote qui tomba à l'eau, semblable à un plongeur. Quelques instants après, la foudre frappa la nef qui tour­billonna et s'emplit d'eau. Tous les hommes furent précipités à la mer. Semblables à des corneilles marines, ils furent engloutis par les hautes vagues et aucun dieu ne leur permit d'échapper à la mort.

10. chez Calypso

Je restai seul debout sur le bateau, que les flots emportaient à leur gré. Le mât rompu, je dérivai par la force des vents. Il ne me restait plus que mes mains pour avirons et je fus entraîné ainsi pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me poussèrent vers Calypso qui me recueillit et me retînt dans son île. Et maintenant me voici parmi vous. »"

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #circe, #compagnons, #dieu, #ile, #ulysse

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Publié le 13 Septembre 2012

1° Fils d'Élatos et d'Hippé, ce Lapithe participa à l'expédition des Argonautes et s'installa ensuite en Mysie, où il bâtit la cité de Cios, sur laquelle il régna jusqu'à sa mort, survenue au cours d'une bataille contre les Chalybes, un des peuples du Pont.

2° On connaît un autre Polyphème, bien plus célèbre que le précédent. Fils de Poséidon et de la nymphe
Mais il est surtout connu pour sa lutte contre Ulysse. Le héros aborda en effet sur ses terres avec quelques hommes et lui demanda l'hospitalité. Pour toute réponse, Polyphème saisit deux compagnons d'Ulysse, et, après les avoir tués, il les dévora en faisant craquer les os des malheureux entre ses formidables mâchoires ; ensuite, il enferma tous les autres marins dans un antre, et en bloqua l'entrée par une grosse pierre. Le lendemain matin, il mangea deux autres prisonniers et, au soir, deux autres encore. C'est alors qu'il but le vin que lui présentait Ulysse et que, sous l'effet de l'ivresse, il s'endormit. Aussitôt, le héros fit rugir au feu le bout énorme d'un tronc d'arbre, et, aidé par le reste de ses compagnons, il le planta dans l'oeil du Cyclope. Polyphème poussa un horrible cri : il était aveugle.

Pour sortir de la caverne, Ulysse et ses compagnons s'accrochèrent fortement sous le ventre des brebis et purent être rendus sans dommage à la liberté malgré la vigilance de Polyphème, qui, de la main, caressait le dos des bêtes afin de s'assurer qu'aucune n'emportait ses hôtes sur le dos. Lorsqu'ils firent voile vers la haute mer, Ulysse et ses compagnons lancèrent des injures à l'adresse de Polyphème, qui, dans sa rage, jeta d'énormes rocs contre leur navire. Puis le Cyclope appela ses frères à son aide contre "Personne" : tel était le surnom sous lequel Ulysse s'était prudemment nommé. Le croyant devenir fou, les autres Cyclopesdieu, en effet, déchaîna sur Ulysse une série de redoutables tempêtes.
Thoosa, ce Cyclope était un monstre gigantesque, qui n'avait qu'un oeil au milieu du front et se nourrissait de chair humaine. Il demeurait dans une caverne, non loin du mont Etna, et faisait paître son énorme troupeau de moutons sur la montagne. Il avait eu un amour malheureux pour Galatée, amante d'Acis, et s'était vengé cruellement des deux jeunes gens. l'abandonnèrent et le malheureux n'eut plus qu'à implorer la vengeance de son père Poséidon. Le dieu, en effet, déchaîna sur Ulysse une série de redoutables tempêtes.

 

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Rédigé par orange8454

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