Publié le 13 Septembre 2012
ciel
Publié le 13 Septembre 2012
Au commencement du monde, lorsque rien n’était comme maintenant et tout était différent, le chacal, animal carnassier d’Afrique et d’Asie, n’avait pas le comme il l’a aujourd’hui.
A cette époque, le soleil n’habitait pas encore dans le ciel, il vivait sur la terre, parmi les bêtes et les fleurs, les arbres et les ruisseaux, les rivières et les mers. Bien sûr, cela ne lui plaisait pas du tout et aux animaux, aux plantes, aux éléments non plus.
L’endroit où vivait le soleil était une fournaise. Il y faisait une chaleur suffocante et tout risquait à tout moment de s’enflammer. Les animaux fuyaient le soleil, les rivières s’évaporaient, les plantes séchaient sur pied et le soleil était bien malheureux. Il restait toujours tout seul, dans son coin de désert, couché sur le sable, gémissant sur son sort et voulant être ailleurs, autre part, n’importe où. Enfin, pas vraiment n’importe où puisqu’il aurait voulu aller au ciel. Mais comment faire ?
Le soleil n’avait qu’un seul et unique ami et c’était le chacal. Quand celui-ci vit le soleil se désoler et qu’il apprit ce qu’il voulait, il lui proposa son
aide :
« Tu veux aller au ciel ! Fort bien ! Je vais t’y emmener. Assieds-toi sur mon dos ».
Le soleil le remercia et, sans plus attendre, lui grimpa sur l’échine. Le chacal prit son galop, mais même pour avec des pattes véloces, le ciel était bien
trop loin. En plus, le soleil, installé sur son dos, lui brûlait l’échine. Quand il n’y put plus tenir, il s’arrêta et demanda :
« Soleil, descends, je t’en prie. Juste pour un moment. Tu me brûles trop !»
Mais le soleil, qui craignait que le chacal ne l’abandonne, ne bougea pas. Bien plus, il se cramponna au pelage de sa monture et y resta agrippé jusqu’à ce que le chacal reprenne sa course et le dépose tout au bout de la terre, là où elle se termine et où le ciel commence. Arrivé sur place, Le soleil sauta directement de l’échine du chacal dans le ciel.
Depuis ce jour, le soleil est au ciel et le chacal à l’échine roussie comme s’il était passé par le feu.
Publié le 13 Septembre 2012
Deux voisines l’une pauvre Sarah, et la deuxième riche Léa, habitent un village au bord d’une rivière. Pessah étant proche, et la famille aisée n’a pas de problème pour faire les achats pour la fête. Les indigents eux n’ont pour ainsi dire aucun moyen de faire face aux dépenses nécessaires pour acheter un mouton, des galettes et d’autres aliments essentiels et des habits neufs pour leurs enfants.
Voulant faire bonne mine Sarah prend sa lessive au lavoir : si elle n’a pas de solution pour le renouvellement de la garde-robe de ses petits, au moins les vieux vêtements seront propres et y sera annulé tout soupçon de hamets.
Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme s’approche d’elle et la questionne :
- Que fais-tu ma fille ?
- Je lave mon linge est sa réponse.
- Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
- Oui, grâce au ciel, notre armoire est pleine.
- Tu as acheté un mouton ?
- Oui, grâce au ciel.
- Tu as tout le nécessaire pour fêter Paques ?
- Oui grâce au ciel, nous ne manquons de rien.
- Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard et offre à la bonne dame une pièce d’or pour des futurs achats sollicités.
Sarah retourne chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa cuisine pleine d’aliments, un mouton est attaché dans la cour et son armoire est toute pleine de costumes, tailleurs robes et linge neufs. Apres quelques achats, il lui reste encore beaucoup de monnaie. Sa voisine Léa curieuse, lui demande la provenance de tout ce bien. Sarah lui raconte sa rencontre avec le vieux monsieur de A jusqu’à Z, et tout le bien qui lui a été attribué.
Pleine de convoitise, Léa s’habille d’une robe élimée, et se rend au lavoir. Elle est au travail depuis un moment, quand un vieil homme s’approche d’elle et la questionne :
- Que fais-tu ma fille ?
- Je lave mon linge est sa réponse.
- Pourquoi ? Tu n’as pas de nouveau ?
- Non, malheureusement, notre armoire est vide.
- Tu as acheté un mouton ?
- Non, je n’ai pas eu le moyen de le faire.
- Tu as tout le nécessaire pour fêter Pâques ?
- Non, j’attends la grâce de D.
- Que la grâce du Seigneur soit faite, souhaite le vieillard.
Léa revient chez elle, et sa surprise est grande de trouver sa cuisine vide d’aliments, le mouton, tout a l’heure attaché dans la cour n’est plus, et en plus son armoire ne contient plus les vêtements qui l’ornaient. Et, misère son portefeuille est dépouillé. Le prophète Elie, car c’est lui, l’a punie pour sa cupidité.
La morale de cette histoire, est que si tel est heureux de son sort, le ciel l’aidera, et si untel est mécontent malgré sa richesse, il ne sera jamais satisfait.
Les voies du Tout Puissant sont impénétrables.
Raconté par Camus selon Dov Noye : soixante et onze contes et légendes provenant de Tunisie.
Publié le 13 Septembre 2012
Il était un état en dehors du temps, un pays où se trouvait des montagnes hautes, extraordinairement hautes, à tel point que du sommet de la plus haute, on pouvait se croire dans le ciel tant on avait l'illusion d'en être prêt. Cet endroit particulier se nommait le Palais de Brocart ! Qu'avait-il de si étonnant ce palais pour que beaucoup de monde encore actuellement ne l'oublie pas ? C'était un édifice tout de blanc vêtu qui offrait ses nombreuses pièces et dépendances à deux charmantes personnes, deux petites chinoises :
les Fées Célestes...
Que faisaient-elles ainsi en ce lieu si peu fréquenté, en cet espace si froid enveloppé de neiges éternelles ? Elles appartenaient à une famille noble qui avait été obligé de les laisser à l'Empereur du Ciel afin de racheter leurs multiples fautes. Elles étaient arrivées un jour en cette forteresse du bout du monde et leur Maître leur avait adjoint un travail assez fatiguant en soi : celui de tisser à jamais les nuages qui parcourent à l'envi le ciel du monde. Pour accomplir cette tache, elles devaient se tenir au plus près de cette atmosphère ouateuse et attraper les fils pour en effectuer de beaux ouvrages cotonneux et doux.
Mais ces deux petites poupées, ces filles du Soleil Levant sont-elles heureuses au moins en ce lieu assez sinistre ma foi ? Car outre la solitude, le froid et les vents étaient leur quotidien. Les hurlements des souffles divins se déchaînaient autour d'elles et ne leur donnaient pas de répit, un repos pourtant bien mérité. Tout au long des jours et des nuits, elles se recroquevillaient ensemble pour ne pas devenir folles des cris hululants dans tous les coins de la maison-forteresse. Elles étaient assises l'une contre l'autre et tissaient, entrecroisant sans cesse les fils ténus puis tendus pour pratiquer de la belle ouvrage.
Seulement, un jour, lasses de toujours accomplir le même labeur (commande céleste de huit nuages, toujours identiques, l'un sous forme d'une enclume et d'un marteau et les autres bien moutonneux tout alentour), elles décidèrent de se sauver, de s'enfuir par-delà les vallons et ravins aux profondeurs insondables. Il faut bien croire que chaque jour faire les mêmes gestes, boire le même nectar, se retrouver avec les mêmes serviteurs, être dans la même grande solitude que le temps passant, cela puisse les agaçer prodigieusement. Elles possédaient pourtant tout ce qui leur était indispensable et même superflu : vêtements éclatants de belles couleurs vives et pastels, bonne nourriture diététique afin qu'elles gardent une ligne de sylfide pour se sentir mieux en leur tissage, musique sereine aux instruments 'fluidiques' offrant des sons harmonieux...
Pour ce faire, il leur était facile de saisir le bon moment, l'instant propice pour fomenter leur révolte... Lors de l'anniversaire de leur Maître, l'illustrissime Empereur du Ciel, lui et tous ceux qui le servaient, envahissaient les salles impériales et buvaient tout à loisir : elles savaient que ce serait à cette occasion-là qu'elles partiraient, faisant ainsi faux bond à leur charmante compagnie. Ce jour fatidique arriva et tout se déroula au mieux pour nos deux petites demoiselles si laborieuses et bien malines. Elles eurent l'extrême patience d'attendre que tous soient dans un état second, tant ils avaient forcés sur la boisson et se faufilèrent vers la fameuse Porte du Sud, porte de leur délivrance gardée par des soudards bien emméchés, accès direct aux routes terrestres.
Dès que nos deux petites Fées Célestes furent au-dehors, elles respirèrent enfin : le souffle de la liberté les environnait : le rouge se mit à leurs joues, le rire pour la première fois surgit de leurs lèvres, les surprenant toutes deux : elles revivaient enfn ! Pour leur donner plus de chance en leur fuite éperdue, elles décidèrent de se séparer. L'une irait vers le Sud et l'autre au Nord, se donnant comme ligne de conduite, celle d'assister les autres. Après s'être embrassées très fort, toutes deux bien fortement émues, elles prirent deux chemins, ceux de leur Destinée. Chemin faisant, elles rencontrèrent deux très vieilles femmes sur leur route, l'une du Sud et l'autre du Nord.
Séparées mais toujours formidablement en contact émotionnel, elles aidèrent et assistèrent du mieux qu'elles pouvaient ces deux personnes. Ces dernières, très usées par leur vie et solitaires les remercièrent pour leur secours bienvenus. Le teint diaphane, presque transparent des deux petites fées disparut pour devenir 'vivant' rose comme la fleur de lotus au milieu des eaux. Sur la Terre, elles se plaisaient beaucoup car elles diversifiaient leur travail, mais le temps déroulait bien plus vite son tapis d'heures, de jours, de semaines, de mois, d'années que sous la voûte dite 'céleste' ! Cent ans sur Terre équivalait à sept jours au Ciel... Seulement voilà, les festivités finies au bout d'une bonne semaine, leur Maître, l'Empereur du Ciel, se rendit compte de leur départ et se mit à les chercher : elles étaient introuvables !
Il eut beau tempêter, gronder, hurler : rien n'y fit ! Pourtant, il lui fallait d'urgence un nuage d'orage ! Cela faisait longtemps qu'il n'avait plu et il était dans l'obligation de tenir un certain équilibre terrestre. A force de chercher, des serviteurs un peu plus zélés que les autres revinrent lui dire qu'elles s'étaient sauvées par la Porte du Sud, rester grande ouverte. L'Empereur du Ciel quand il apprit la nouvelle entra dans une colère abominable, lui si calme d'habitude devint terrible et lâcha une phrase sèche et dure de ses lèvres au langage fleuri : 'si elles ne reviennent pas sous les deux prochains jours, la Terre entrera dans une sècheresse de presque cent années !'
Du Ciel descendirent alors des messagers impériaux, sortes d'anges casqués et retrouvèrent en bien peu de temps les deux petites Fées Célestes vieillies. Malgré leurs refus premiers, elles furent contraintes à revenir auprès de cet Empereur si puissant ; têtes basses, elles reprirent la voie inverse, le coeur brisé de quitter cette Terre si belle. Avant de repasser la Porte du Sud qui pour elles incarnaient une porte de prison maintenant, elles demandèrent une dernière faveur, celle de regarder une ultime fois derrière elles ! Cela leur fut accordé et elles prirent dans leurs vastes manches leurs seuls objets de valeur : deux miroirs ! Elles les jettèrent, ces miroirs de bois face à elles dans le plus profond des ravins qui 'n'avait pas de fond'... De ce geste, elles voulaient sauvegarder une certaine image de ce territoire si naturellement beau et majestueux...
Les miroirs descendirent alors en scintillant, émettant de petits cris stridents, telles des âmes tourmentées et mélancoliques, tournoyèrent un instant qui sembla durer une éternité pour finalement se transformer en deux immenses lacs de montagne, lacs enchantés qui offrent des eaux limpides et reflétantes... jusque tout en haut de ce palais blanc qui les garderait prisonnières. Elles eurent ainsi à jamais les reflets merveilleux de la terre, de ses montagnes, de ses forêts, de ses arbres, de cette vie si paisible et charmante qui leur manquait tant... Tels deux miroirs, elles eurent leurs peines infinies soulagées de moitié et se plurent à venir les contempler quand pour elles, le temps se montrait insupportablement long... en ce palais si lisse... trop calme... à leur goût !
Depuis ce temps, elles regardent en bas ce monde, si entier, si complexe mais si magnifiquement à leur image ! Toutes en douceur, en une éternelle éternité, elles continuent d'aimer, d'apprécier cette terre d'en bas... tout en tissant jour après jour les nuages si molletonneux, courant dans le ciel d'azur ! A chaque fois que vous regardez un nuage, faites un voeu d'amour et d'amitié, cela les rendra heureuses de n'être point oubliées, elles qui aiment tant notre vie... recluses mais contentes de leur oeuvre qui n'a jamais été que de l'altruisme ! Les deux lacs sont visibles l'un en Chine (le grand lac occidental) et l'autre vers Hanoï... Leurs âmes immortelles parfois les hantent telles deux Fées Célestes résolument ... Terrestres ! Aimons-nous comme elles nous aiment... entièrement !
Publié le 13 Septembre 2012
En espagol : arco iris
En anglais: rainbow
En portuguais: arco no ceu
En macédonien: vinocrigo
En Occitan languedocien : arc de Sant Martin / arcolan
En hongrois : Szivàrvany (pas sure a 100 %)
En romani : Devlesi kuštik ( le bandeau de Dieu ) tu peux aussi entendre le mot "duga"
En italien : arcobaleno
En allemand : regenbogen
En breton : Kanevedenn
En norvégien : Regnbue.
En Japonais : niji.
En Quechua de Cuzco : k'uychi
En Polonais: tęcza
En Russe: радуга
En Bulgare: дъга
En Finnois: sateenkaari ("arc de pluie")
En Estonien: vikerkaar
En Suédois: regnbåge
En Neerlandais: Regenboog.
En espéranto : ĉielarko
(et קֶשֶׁת avec les diacritiques) en hébreu,
prononcé keshet.
En maltais, qawsalla
En turc : Gök kuşağı (ceintur du ciel)
En Akkadien : manziat
En Sumérien : tirana
En grec: ουράνιο τόξο
same du nord (lapon) : arvedàvgi ("arc de pluie" comme en finnois)
En arabe : kaoo kozah.
...
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