Publié le 13 Septembre 2012
loisirs, Photos, Nature, Photographie, Poésie, Voyages
Publié le 13 Septembre 2012
Publié le 13 Septembre 2012
C’est le temple le plus prestigieux du pays, historiquement lié à la fondation de Bangkok puisqu’il fut édifié par Rama 1er de 1782 à 1784. Temple royal, utilisé uniquement pour certaines cérémonies, le Wat Phra Kéo fait figure de véritable ville religieuse (bien qu’aucun moine n’y réside), avec ses multiples cours, pavillons, chedis et créatures mythologiques. Il fut construit pour abriter dignement le fameux Bouddha d’Emeraude, statuette investie de pouvoirs occultes. L’histoire du Bouddha d’Emeraudes est, d’ailleurs, digne d’un roman de cape et d’épée.
« Nous sommes à Chiang Raï, au début du Xve s. et la foudre s’abat sur une modeste pagode. Le vénérable (sage du monastère) extrait du désastre un bouddha recouvert de stuc qu’il installe avec respect dans sa cellule. Mais au bout de quelques temps, le stuc s’écaille et laisse apparaître une matière d"un beau vert profond. On découvre alors que le stuc dissimulait une ravissante statue de jade vert qui, avec l"amplification de l"admiration populaire, deviendra le Bouddha d"Emeraude. Et les ennuis vont alors commencer... Le roi de Chiang Maï envoie un éléphant pour rapporter la statue dans sa cité. Mais l’éléphant chargé de la sainte mission s’entête à prendre la route de Lampang et refuse de revenir à Chiang Maï avec le bouddha. Ces étranges circonstances ne font qu’attiser les convoitises des puissants et le Bouddha d"Emeraude est successivement installé à Chiang Maï (au Wat Chedi Louang), puis à Louang Prabang et enfin à Vientiane où il alimente copieusement le différend lao-thaï. Finalement, il revient en Thaïlande dans les bagages du futur Rama 1er, vainqueur des Laotiens à la fin du XVIIIe s. La dynastie Chakri ne pourra faire moins que de lui offrir son plus beau temple, le Wat Phra Kéo ».
Publié le 13 Septembre 2012
Situé au sud du Wat Phra Kéo, c’est le plus vaste et le plus ancien ces temples de Bangkok. Appelé aussi Wat Phra Chetupon, il fut fondé au XVIème s. à l’époque d’Ayutthaya. Rama 1er et Rama III l’embellirent, le second ayant fait construire le Viharn (chapelle abritant des objets sacrés) qui abrite le colossal Bouddha du Wat Po. Les deux traditions du Wat Po sont l’enseignement et la médecine. Lieu de culte, il fut aussi conçu comme un moyen privilégié de diffusion des connaissances parmi toutes les couches de la société. Dans les pavillons voués à l’enseignement, on peut voir des planches pédagogiques relatives à l’astrologie, la littérature, les techniques guerrières, la morale, la médecine et même l’art du massage. Car le Wat Po abrite une école de massage traditionnel réputée et bien sous tous rapports. Les bâtiments sont répartis dans deux cours séparées par le soï Chetupon. Les seize entrées de l’enceinte, dont deux seulement sont ouvertes au public, sont gardées par des statuts de pierre représentant des Chinois coiffés d’un haut-de-forme à la mode européenne comme au Wat Phra Kéo.
Le bouddha couche
Symbolisant l’accès au Nirvana, le grand Bouddha couché repose à l’intérieur du viharn Phra Non, qui n’attire que peu de regard. Fabriquée sous le règne de Rama III, la statue recouverte d’or mesure 46 m de long sur 15 m de haut. L’étrangeté naît de la disproportion entre cette statue colossale et le temple exigu qui l’abrite. Les visiteurs sont souvent déçus car il n’y a aucun recul pour prendre des photos ou pour l’admirer, hormis la plante des pieds incrustée de nacre, illustrant les 108 marques et qualités du Bouddha.
Publié le 13 Septembre 2012