Publié le 13 Septembre 2012
bibliotheque
Publié le 13 Septembre 2012
De leur capitale à Alexandrie, les rois ptolémaïques intègrent l’Egypte au monde hellénistique méditerranéen.
Ils sont à leur tour influencés par la culture égyptienne. A Alexandrie, ils construisent la célèbre bibliothèque et le Pharos (phare), l’une des sept merveilles de l’Ancien Monde répertoriées
par le voyageur et historien Hérodote. Ptolémée III agrandit l’ensemble de temples de Karnak et entreprend l’édification du temple d’Edfou ; à Ptolémée IV nous devons les temples d’Esna et
de Kom Ombo ; à Ptolémée XII, ceux de Dendérah, Edfou et Philae.
LE GENIE GREC
Sous les Ptolémées, les Grecs hellénistiques d’Alexandrie étaient les technologues les plus inventifs de l’époque. Une grande partie de leur travail a été perdue suite à la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie, mais grâce à des fragments de textes de documents concernant des ouvrages publics, civils et militaires, nous connaissons certaines de leurs créations les plus impressionnantes : un Dionysos d’Alexandrie a inventé le polybolos, arbalète montée sur un trépied, destinée à chasser les pirates. Son contemporain, Héron, a mis au point une pompe pour combattre le feu, ainsi qu’une machine à vapeur à propulsion par réaction. Pendant ce temps, à Alexandrie, on construisait les plus grands navires de guerre jamais vus. Callixenus de Rhodes, écrivain du IIIème siècle av. JC. a décrit un gigantesque trirème de 140 m de long, pouvant accueillir un équipage de 4 000 rameurs et 2 850 fusiliers.
LA BIBLIOTHEQUE D’ALEXANDRIE
On a souvent attribué aux conquérants arabes du VIIème siècle le sac de la bibliothèque d’Alexandrie, crée sous les Ptolémées – qui fut un temps la plus importante concentration de savoir au monde. Alexandrie fut assiégée et brûlée par les Arabes en 646, mais les manuscrits de la bibliothèque avaient été déjà en partie brûlés – par des évêques chrétiens qui avaient frappé d’anathème les connaissances séculières et la philosophie païenne. Ou par des moines qui recyclèrent les précieux parchemins pour écrire des textes chrétiens. Par comparaison, les souverains arabes étaient de grands protecteurs des sciences et des arts.
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