Publié le 13 Septembre 2012
barrage
Publié le 13 Septembre 2012
L’île sur laquelle se dressaient à l’origine les temples de Philae a été en partie immergée par la construction
du premier barrage d’Assouan en 1902, et complètement submergée par celle du haut barrage.
Entre 1972 et 1980, les ruines ont été récupérées et reconstituées sur l’île Agilika, à 2 km au sud du
barrage d’Assouan, au-dessus du niveau de l’eau. Les édifices les plus anciens datent du IVème siècle
av. JC., les plus récents de l’ère ptolémaïque et romaine.
Ce temple date pour l’essentiel des époques ptolémaïque et romaine. Sanctuaire dédié à Isis.
Les desservants du temple y célébraient chaque jour un culte sur chacun des 365 autels disséminés dans
l’île. C’était un lieu de joie, résonnant de cortèges dont les officiants rivalisaient de danses et de chants
ou s’accomplissait le mystère de l’éternelle renaissance sous les auspices de la grande Magicienne Isis.
embarcations
le temple.
Publié le 13 Septembre 2012
A 15 km au sud d’Assouan sur la route de l’aéroport. Comme pour amoindrir les exploits des pharaons et
mettre en valeur les mérites d’une économie planifiée, des techniciens soviétiques ont prêté leur savoir-faire au gouvernement de Nasser afin de retenir les eaux du Nil une fois pour toutes avec
du béton Les chiffres sont impressionnants : 3 600 m de long et 111 m de haut à son point le plus élevé 90 m à la base, 40 m au sommet – le barrage contient suffisamment de béton et de
pierre pour ériger 20 fois la Grande Pyramide. L’endiguement des eaux du Nil a créé une mer intérieure de près de 500 km de long (150 en territoire soudanais) sur une largeur variant entre 10 et
30 km. Capacité de retenue : 157 milliards de m3. C’est le 2ème lac de retenue au monde après celui du Zambèze, qui franchit la
frontière entre l’Egypte et le Soudan. Plus de 40 villes et villages, ainsi que les maisons d’environ 60 000 personnes ont disparu sous les eaux, après quoi les villageois nubiens ont été relogés
dans la région d’Assouan. Il fut inauguré en 1972 par les présidents Sadate et Podgorny.
L’objectif majeur était la maîtrise du plus long fleuve du monde. Il fallait en finir avec l’alternance de crues et de sécheresse qui précarisait l’agriculture au moment où le pays devait faire face à une poussée démographique de plus en plus pressante. Il fallait, en somme, ramener les sources du Nil à l’intérieur des frontières de l’Egypte.
DES CONSEQUENCES IMPREVUES
Entraîne d’importantes modifications dans l’écologie régionale
Une telle masse d’eau suscite une évaporation importante : il y a désormais des nuages dans le ciel d’Assouan, et de la pluie.
Tout le limon, fertilisant naturel est désormais retenu en amont du barrage. Pour assurer les deux récoltes annuelles, les paysans sont donc contraints de recourir largement aux engrais chimiques. De plus, l’irrigation massive et incontrôlée a rapidement entraîné des remontées catastrophiques de sels, rendant de nombreuses terres impropres à la culture.
Un canal est actuellement en prévision pour irriguer une partie supplémentaire du territoire le long de la remontée du Nil.
Publié le 13 Septembre 2012
En amont du haut barrage, sur la rive droite du Nil. Vous prendrez des embarcations qui vous conduiront sur le site en 15 minutes.
Le temple ainsi que les deux petits sanctuaires sont eux aussi des rescapés du haut barrage. Ils proviennent de 3 sites différents à environ 40 km plus au sud ; après démontage bloc par bloc, ils ont été reconstruits sur cet îlot.
Le temple de Mandoulis, sanctuaire d’époque romaine était dédié à Mandoulis, divinité locale assimilée à Horus. Les travaux démontage, reconstruction entre 1961 et 1962, furent financés par la RFA.
Le sanctuaire de Beit el-ouali appartient à une série de petits oratoires laissés par Ramsès II en Nubie, sur le chemin de ses conquêtes de jeune souverain.
Pour accéder à ce temple des militaires et des escortes en raison du barrage très proche et de la peur des attentats.
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