athenes

Publié le 13 Septembre 2012

Olympie dans l’histoire

 

Image5-copie-1.gif  L’histoire du site se confond avec les origines légendaires de la Grèce : Zeus y tua notamment son père Cronos à la lutte. La légende fondatrice est néanmoins celle de Pélops, le premier prince du Péloponnèse, vainqueur du souverain Oenomaos lors d’une course de char. Ce dernier, doté de chevaux invincibles et sachant par oracle que son futur gendre le tuerait, avait imposé cette épreuve à tous les prétendants à la main de sa fille.

Mais le rejeton de Tantale sabota le char de son adversaire, gagna ainsi la course, épousa Hippodamie et s’empara du Péloponnèse après avoir assassiné son beau-père.

La prédiction s’était donc réalisée. Plus tard, Héraclès, venu se reposer après son nettoyage épique des écuries d’Augias, y aurait fondé les premiers jeux en l’honneur de Pélops, auxquels participèrent les dieux eux-mêmes.

 

Image6-copie-1.gif En 776 av J.C., l’audience au départ limitée de ces festivités s’étendit à l’ensemble de la Grèce grâce à une trêve conclue entre Iphitos, roi d’Elide, et Lycurgue, le législateur de Sparte. Une loi, interdisant toute hostilité entre grecs pendant environ un mois, fut promulguée. Elle permit non seulement le bon déroulement des jeux et des conditions de transit depuis leurs cités d’origine.

Pendant de nombreux siècles, cette « trêve sacrée » fut scrupuleusement respectée. L’ensemble du monde grec pouvait ainsi se rencontrer en toute quiétude, sacrifier aux divinités et assister aux jeux tous les quatre ans.

 

A la suite d’un long déclin les dernières fêtes furent données en 393 ap. J.C., avant l’interdiction des cultes palens par Théodose. Elles ressuscitèrent en 1896 à Athènes à l’instigation du Baron de Coubertin.

 

 

A 120 km au nord de Kalamata et à 90 km à l’ouest de Tripolis.

Nulle aridité ici mais au contraire une campagne faite de lauriers-roses et d’arbres emmêlés aux colonnes antiques. La rivière Alphée, qui coule au pied des vestiges, ajoute un peu de fraîcheur et complète l’harmonie de ce site réellement enchanteur. En visitant Olympie, vous comprendrez bien vite pourquoi s’évanouissaient là, le temps de la trêve des jeux panhelléniques, toutes les querelles qui secouaient le monde grec.

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Le site

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Image7-copie-2.gif    La palestre d’époque hellénistique (fin du IIIe s. av. J.C.) et encore entourée de colonnes, servait de logement aux athlètes. Ils pouvaient également s’entraîner dans la cour centrale au pugilat, au saut et à la lutte.

 

 

Image8-copie-1.gif   Les établissements thermaux (bains, piscines). Tout près, les byzantins installèrent une basilique (VIe s.) encore très évocatrice avec ses croix sculptées. Elle occupe partiellement l’emplacement de l’atelier de Phidias (490-430 av. J.C.), le maître d’œuvre de l’Acropole d’Athènes qui sculpta ici la fameuse statue chryséléphantine (or et ivoire) de Zeus, considérée comme l’une des Sept Merveilles du Monde.

 

De vastes arasements indiquent les fondations du Léonidaion, construit au IVe s. av. J.C. afin d’héberger les hôtes officiels des jeux, et dont le centre était occupé par un bassin.


Image9-copie-2.gif Le Bouleutérion, l’ancien palais du Sénat olympique. Les athlètes y prêtaient serment de respecter les règles des jeux. L’édifice, sans cesse remanié, est aujourd’hui d’une lecture difficile.

 

Image10-copie-2.gif Le temple de Zeus Olympien, œuvre de l’architecte Libon d’Elis (Ve s.), c’est un périptère d’une parfaite orthodoxie avec six colonnes en façade et seize sur les côtés. L’ordre en est bien sûr dorique, c’est-à-dire celui qui s’accorde mieux à la virilité ambiante. Dans la cella se trouvait la fameuse statue de Zeus de 12 m de haut du génial Phidias. Admirez les tambours et les gigantesques chapiteaux répandus sur le sol, vous aurez alors une petite idée de l’aspect véritablement colossal de ce bâtiment.

 

L’Héraion, le plus ancien temple dorique connu (fin VIIe s. av. J.C.). En fouillant les lieux, on a trouvé là l’Hermès de Praxitèle.

 

OLYMPIE-LE-PHILIPPEION.jpg   Les fondations du Philippéion, un édifice circulaire de style ionique élevé par Philippe II de Macédoine.

 

Image11-copie-3.gif   OLYMPIE-ACCES-AU-STADE.jpg   Par un tunnel voûté du Ier s. ap. J.C., on entre, comme les athlètes de l’Antiquité, dans le stade dont la piste, les lignes de départ et d’arrivée, ainsi que quelques vestiges de tribunes sont étonnamment bien conservés. Après avoir goûté la sérénité des lieux, on termine la visite par le portique d’Echo, ainsi appelé parce que la voie s’y réverbérait sept fois. Il permettait d’accéder à l’hippodrome aujourd’hui disparu.



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Le stade

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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Athènes (Athina) ne se limite pas à l’Acropole, c’est avant tout une capitale centraliste qui a su garder son pittoresque en dépit d’une industrialisation éclair, d’une bureaucratie ubuesque [1] et d’un urbanisme qui fonce à coups de klaxons et dans son métro flambant neuf vers le rendez-vous olympique des jeunes de 2004. Active, jeune, culturelle, relookée, Athènes a son charme, hiver comme été ; qui plus est, elle se trouve au centre d’une région agréable et intéressante.

 

 

Athènes dans l’histoire

 

Image2-copie-1.gif   Fondée au IIème millénaire par Cécrops, le dieu serpent légendaire, Athènes connaît un essor comparable à Mycènes avec laquelle elle rivalise très tôt. Vers 1587 av. J.C., la lignée royale issue de Cécrops est renversée par Erechthée, dont le culte s’associe rapidement à celui de Poséidon et d’Athéna, respectivement symbolisés par le cheval et l’olivier.

Ville brillante et prospère, elle se dote d’une muraille cyclopéenne [2]– le Pélasgicon – qui n’arrête pourtant pas la vague dorienne au XIIème s. av. J.C., après laquelle elle sombre dans un oubli complet jusqu’au VIIIème s. av. J.C..

 

A cette date, si l’on s’en réfère à la qualité des œuvres des potiers athéniens, Athènes redevient un important foyer de civilisation. L’unification de l’Attique, que la légende attribue faussement à Thésée quatre siècles plus tôt, s’effectue sous son égide. De grandes fêtes, les Synoekia et les Panathénées, perpétuent les faits d’armes de Thésée. Le culte commun d’Athéna, protectrice de la cité de l’Attique, et dont la chouette devient l’emblème, achève de souder les peuples de la région. Le pouvoir des rois issus de Thésée glisse peu à peu dans les mains de l’ aristocratie. Mais les familles régnantes ne tardent pas à entrer à leur tour dans des rivalités sans fin qui ne cesseront de croître tout au long du VIIème s.

 

Solon [3]et  archonte [4]en 594 av. J.C., règle les tensions résultant d’une aristocratie toute puissante. La terre est libérée, le commerce encouragé et les échanges favorisés par l’utilisation massive de la monnaie, fabriquée avec le minerai d’argent du Laurion. La marche vers la démocratie n’est pas compromise par la tyrannie, qui touche Athènes, au VIème s., au même titre que les autres cités grecques. Sous Pisistrate et ses fils (561-510), Athènes étend même son influence sur les colonies de l’Egée, fait capital et lourd de conséquences pour l’avenir, et devient ainsi la première puissance du monde grec. La ville s’embellit et les fêtes des Grandes Dionysies sont l’occasion d’en montrer tout le faste. Sa puissance militaire devenue sans équivalent, Athènes cherche à accentuer son rôle de leadership, tant en Grèce même (jouant Platées contre Thèbes en 506) qu’à l’extérieur. Les batailles de Marathon et de Salamine (490 et 480) marquent à cet égard deux dates significatives où Athènes parvient à éliminer définitivement le péril perse qui pèse sur les destinées des Hellènes. Forte de ces victoires, la ville se place à la tête d’une fédération des cités de l’Egée (la ligue de Délos) et dicte rapidement sa loi.

 

Le temps de Périclès, intervenant au lendemain des victoires sur les Perses Darius et Xerxès et favorisé par le paix de 30 ans conclue avec Sparte (446 av. J.C.), marque l’apogée de la puissance athénienne. Bénéficiant d’une stabilité économique et politique (Périclès règne jusqu’à sa mort en 429 av. J.C.), Athènes devient le principal foyer de civilisation grecque : Phidias est choisi pour superviser les travaux de l’Acropole et réalise le Parthénon ; Sophocle écrit ses tragédies, d’Oeudipe Roi à Antigone en passant par Electre ; Socrate, le père de la philosophie, forme son disciple Platon.

Image3-copie-4.gif   La guerre du Péloponnèse, qu’immortalise Thucydide, sonne le glas des ambitions impérialistes de la cité. Déclenchée afin de venir à bout de sa rivale continentale, Sparte, elle se solde par le fiasco total de 405 av. J.C., date à laquelle Athènes perd sa fameuse flotte victorieuse à Salamine, piteusement capturée par l’Amiral lacédémonien Lysandre. Vaincue, la ville doit raser ses fortifications, et son système démocratique pourtant éprouvé est même mis à mal.

La vie culturelle demeure toutefois toujours aussi intense : Platon écrit ses fameux dialogues, Aristophane invente la comédie…

 

Passé le temps des tentations hégémoniques [5], Athènes cherche à sauvegarder son empire du Nord et de l’Egée de l’effritement. Mais la poussée des Macédoniens est trop forte. Philippe II et les « barbares » gagnent finalement la bataille décisive de Chéronée (338) où Athènes s’est pourtant liée avec sa rivale de toujours, Thèbes. Après cette date, la ville ne jouera plus jamais un rôle vraiment éminent. Choyée malgré tout par Alexandre le Grand, restée indépendante après la conquête romaine, dévastée par Sylla en 86 av. J.C., elle brille de nouveaux feux sous Hadrien (76-138) qui, en fervent admirateur de l’hellénisme, la comble de faveurs et édifie de nombreux monuments. Délaissée, ravagée par les Hérules [6]en 267, puis par les Goths d’Alaric en 396, Athènes perd définitivement son rôle de capitale intellectuelle à l’époque byzantine. Convertie au christianisme, ses temples sont pillés et transformés en églises (Parthénon, Erechthéion), ses écoles de philosophie encore vivantes fermées par l’empereur Théodose II au VIème s.. La ville se transforme en petite bourgade de province.

 

Image4-copie-4.gif Vers l’an 1000, Athènes sort de sa léthargie. Le grand Basile II vient y fêter sa victoire sur les bulgares, signe de l’importance retrouvée ce cette ville qui se couvre par ailleurs de monastères byzantins. Mais cette prospérité relative est de courte durée. La IVème croisade, détournée de son but par les vénitiens en 1204, touche non seulement Constantinople mais aussi Athènes, qui connaît jusqu’à la conquête ottomane le joug successif des Francs, des Catalans, des Florentins et des Vénitiens.

 

Ehmed II, vainqueur de Constantinople, laisse une certaine autonomie à la ville, conquise en même temps que l’Attique en 1456. Le Parthénon  se  transforme  en  mosquée  avec minaret et l’Erechthéion en harem. Dans la cité se construisent néanmoins de multiples petites églises. La ville est alors de taille modeste, et à peine 10 000 habitants se massent alors au pied de l’Acropole. Peu à peu, l’Occident, à travers les voyages des artistes et des écrivains, s’intéresse au sort de cette oubliée de l’Histoire.

 

Quand la révolution éclate en 1821, Athènes retrouve immédiatement son indépendance. Mais elle est de courte durée et dès 1823, des troupes turques occupent de nouveau l’Acropole. En 1833, un général français, aux ordres du roi Othon, la reprend définitivement. L’année suivante, elle recouvre son rang de capitale. Othon de Bavière élève les édifices de style germanique assez étonnant sous ces latitudes. La population atteint sous son règne le chiffre de 40 000 habitants. Après l’échec de l’expédition grecque en Asie Mineure (1921-1922), qui amène un flux important de réfugiés, la ville compte brusquement près d’un demi-million d’habitants : elle éclate alors littéralement.

 

Occupée en 1941 par les allemands et libérée en octobre 1944, Athènes est le théâtre des affrontements entre partisans de gauche et droite monarchiste. Afin de loger une population toujours plus nombreuse, des cubes de bétons remplacent les vieilles maisons ou les demeures néo-classiques. Aujourd’hui néanmoins, la tendance est au sauvetage du patrimoine ancien. Plaka et le centre ville font l’objet de mesures de protection.


  [1] Ubuesque : grotesque.

 [2] Muraille cyclopéenne : muraille énorme, gigantesque.

 [3] Solon : législateur athénien. Son nom est attaché aux réformes qui permirent l’essor d’Athènes et la mise en place de la démocratie.

 [4] Archonte : magistrat.

 [5] Hégémoniques : suprématie d’un Etat, d’une Nation sur d’autres.

 [6] Hérules : ancien peuple germanique.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L'un des plus grands héros grecs de l'Attique, Thésée était considéré par les Athéniens comme un personnage historique. Il est un fait qu'il joue son rôle dans la plupart des légendes, et un proverbe laconique cours dans la cité d'Athènes : "Rien sans Thésée". Suivant la tradition la plus communément admise, il est simplement le fils d'Aethra et d'Egée, roi d'Athènes ; mais on disait aussi que sa force prodigieuse ne pouvait lui avoir été conférée que par un dieu et que Poséidon était son père.

Élevé par sa mère chez son grand-père Pitthée, à Trézène, il ignora tout sur sa naissance. Égée avait en effet quitté Aethra en lui ordonnant de ne rien révéler à l'enfant qui allait naître tant que ce dernier ne serait pas capable de soulever le rocher sous lequel il avait placé ses sandales et son épée. Thésée grandit donc sans savoir qu'il était le fils d'un roi, mais fit preuve, dès son plus jeune âge, d'un courage et d'un sang-froid remarquables : Héraclès qui était venu se reposer à la cour de Pitthée, jeta négligemment à terre la peau de lion dont il se vêtait ; aussitôt, tous les serviteurs et les familiers du roi s'enfuirent affolés ; seul Thésée resta à sa place, et, tirant son épée, il s'apprêta à pourfendre le lion.

Lorsqu'il eut seize ans, Aethra le conduisit près du rocher, le jeune héros le souleva et découvrit les deux trophées cachés là par Égée. Il décida de rejoindre aussitôt son père. Mais comme la région qu'il devait parcourir était infestée de monstres et de bandits, sa mère et son grand-père lui recommandèrent de prendre la route de la mer. Thésée passa outre à ces conseils de prudence et prit le chemin d'Athènes par la voie de la terre, décidé à prouver à tous les habitants de l'Attique qu'il était véritablement le fils d'un roi. Il tua successivement Périphétès, Sciron, Sinis, une truie énorme qui désolait la contrée, Procuste, Cercyon, et, avant d'entrer dans Athènes, il se purifia de toutes les souillures de ces meurtres dans les eaux du Céphise.

Athènes était alors toujours gouverné par Égée, mais, en fait, le pouvoir réel était tout entier entre les mains de la magicienne Médée, qui avait épousé le roi et inspirait ses décisions. Médée comprit aussitôt qui était Thésée et décida Égée à empoisonner cet étranger, capable d'usurper le trône. Reçu avec d'hypocrites honneurs, Thésée put, au cours du repas, se faire reconnaître de son père de son père en tirant son épée pour découper un morceau de viande. Redevenu un roi dans toute sa puissance, parce qu'il sentait la pérennité du pouvoir enfin assurée, Égée répudia Médée et la chassa de son palais. Cependant, les Pallantides, les fils de Pallas, frère d'Égée, qui avaient cru que le roi n'aurait jamais de prospérité et qui avaient espéré régner un jour sur Athènes, conspirèrent pour abattre Thésée. Le héros réussit à les vaincre et à les massacrer tous. Il fut bannit de la ville pour ces crimes pendant une année.

Mais Athènes avait trop besoin Thésée pour la délivrer de l'effroyable tribut que lui imposait le roi de Crète Minos : sept jeunes gens et sept jeunes filles devaient, tous les sept ans, être envoyés dans l'île pour y être dévorés par le Minotaure. Thésée proposa immédiatement de délivrer sa patrie de cet impôt sanglant, et il s'embarqua avec les victimes. Parvenu en Crète, il séduisit Ariane, une des filles de Minos, et la jeune fille lui donna une pelote de fil grâce à laquelle le héros réussit à trouver son chemin dans le Labyrinthe, demeure du Minotaure, et put ainsi tuer à coups de poings le monstre endormi. Après avoir accompli cet exploit, qui devait lui valoir la reconnaissance de tout le peuple athénien, il enleva Ariane et reprit la route pour Athènes. Mais sur le chemin du retour, il abandonna Ariane dans l'île de Naxos, sans doute par ordre de Dionysos, qui désirait épouser le jeune femme. Attristé par cette séparation, mais fier de ses exploits, Thésée oublia de hisser la voile blanche comme son père le lui avait ordonné avant son départ. Égée scrutant la côte, aperçut les voiles noires du bateau et crut que son fils avait péri, de désespoir, il se précipita dans la mer qui porte à présent son nom.

Devenu roi, Thésée eut un rôle politique immense et bienfaisant. En réunissant les différentes bourgades, il assura l'unité de la cité. Il instaura de grandes fêtes : les Panathénées, et créa les jeux Isthmiques en l'honneur de Poséidon. Il institua un gouvernement stable et promulgua les lois sociales peu favorables aux riches et aux nobles. Mais le temps de ses prouesses n'était pas terminé. En compagnie de Pirithoos, roi des Lapithes, un de ses plus fidèles amis, il accompagna les Argonautes dans leur conquête de la Toison d'or, participa à la chasse du sanglier de Calydon et mit son ingéniosité au service des Sept Chefs en aidant Adraste à recouvrer les corps des héros morts à Thèbes. On retrouve cette humanité du héros dans la bienfaisante hospitalité qu'il accorda à Oedipe banni de son pays. Mais, de toutes ses aventures, la plus célèbre demeure celle qu'il opposa aux Amazones ; il réussit à leur enlever leur reine Antiope, malgré le siège qu'infligèrent à Athènes ces femmes guerrières et cruelles. De cette union devait naître Hippolyte. Après la mort d'Antiope, Thésée épousa Phèdre, qui lui donna deux fils, Acamas et Démophon.

Avec Pirithoos, il partit pour le royaume des Ombres afin de s'emparer de Perséphone. Sur la Terre, dans la cité abandonnée par son roi, les intrigues se multiplièrent ; les nobles étaient irrités par les réformes démocratiques que Thésée avait imposées à la cité ; ils appelèrent les Dioscures à leur aide. Ceux-ci accoururent pour délivrer leur sœur Hélène, enlevée par Thésée et gardée par Acthra, ensuite pour placer Ménesthée sur le trône d'Athènes. Aux Enfers, pendant ce temps, Thésée et Pirithoos étaient accueillis avec une bienveillance feinte par Hadès et Perséphone, qui les invitèrent à s'asseoir à leur table. Ils ne purent se relever de leur siège, appelé "Chaise de l'oubli", parce qu'on y perdait la mémoire. Pirithoos devait rester fixer éternellement, tandis que Thésée, après de longs mois d'attente, était délivré par Héraclès. Mais l'état dans lequel il retrouva son royaume, après une si longue absence, l'incita à s'expatrier et à se retirer à Scyros chez le roi Lycomède, qui, après lui avoir manifesté des marques d'amitié, l'assassina traîtreusement. Une fois, pourtant, Thésée quitta le domaine de la mythologie pour entrer dans celui de l'histoire : les Athéniens affirmèrent l'avoir vu lors de la bataille de Marathon (490 av. J.-C.).


 

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Rédigé par orange8454

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