Publié le 13 Septembre 2012
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Publié le 13 Septembre 2012
MYKERINOS
entrée principale
Cette petite pyramide de 66 m de hauteur, qui se dresse au sud-ouest des autres,est également revêtue d’un parement de calcaire, mais sur les trois quarts supérieurs seulement, le dernier quart a la base étant décoré de granit rouge d’Assouan. Une partie de cette décoration subsiste près de la porte d’entrée. L’ouverture sur le côté nord est due aux mamelouks qui voulaient explorer ses trésors. Des archéologues anglais ont trouvé l’accès à la chambre funéraire en 1817, mais le sarcophage mis au jour a sombré avec le navire qui l’emportait en Angleterre – sans doute une malédiction jetée par les pharaons défunts pour protéger leurs tombeaux.
Presque aussi grande que celle de khéops, avec ses 136 m de hauteur, la pyramide paraît pourtant plus impressionnante car elle a conservé en partie son revêtement au sommet de calcaire et qu’elle est davantage surélevée. Comme la pyramide de Khéops, elle est vide. Elle contient le sarcophage vide du pharaon, à l’exclusion de toute décoration. Un temple funéraire en ruines jouxte la pyramide.
C’est la plus importante des trois grandes pyramides. A l’origine, les pyramides étaient recouvertes de marbre poli. Elles représentèrent ainsi une source de pierres taillées pour les générations suivantes de constructeurs. La pyramide de Khéops a été dépouillée de son revêtement en marbre, exposant ses niveaux de blocs de calcaire – 2,5 millions au total – et se dressant à 137 m au-dessus du sable. A l’intérieur, la grande galerie conduit à la chambre du Roi, grotte vide et humide. Dénué de toute inscription et peinture, le sarcophage est vide – contraste saisissant avec l’extérieur. A l’est de la pyramide de Khéops se dressent trois petites pyramides, appelées pyramides des Reines, renfermant les tombes des veuves et sœurs de Khéops, ainsi qu’un ensemble de mastabas vides, tombeaux ressemblant à des maisons, datant des IV eme et V eme dynasties. D’autres mastabas forment une austère cité des morts à l’ouest de la pyramide.
KEPHREN
Presque aussi grande que celle de khéops, avec ses 136 m de hauteur, la pyramide paraît pourtant plus impressionnante car elle a conservé en partie son revêtement au sommet de calcaire et qu’elle est davantage surélevée. Comme la pyramide de Khéops, elle est vide. Elle contient le sarcophage vide du pharaon, à l’exclusion de toute décoration. Un temple funéraire en ruines jouxte la pyramide.
KHEOPS
Entrée de la grande pyramide
C’est la plus importante des trois grandes pyramides. A l’origine, les pyramides étaient recouvertes de marbre poli. Elles représentèrent ainsi une source de pierres taillées pour les générations suivantes de constructeurs. La pyramide de Khéops a été dépouillée de son revêtement en marbre, exposant ses niveaux de blocs de calcaire – 2,5 millions au total – et se dressant à 137 m au-dessus du sable. A l’intérieur, la grande galerie conduit à la chambre du Roi, grotte vide et humide. Dénué de toute inscription et peinture, le sarcophage est vide – contraste saisissant avec l’extérieur. A l’est de la pyramide de Khéops se dressent trois petites pyramides, appelées pyramides des Reines, renfermant les tombes des veuves et sœurs de Khéops, ainsi qu’un ensemble de mastabas vides, tombeaux ressemblant à des maisons, datant des IV eme et V eme dynasties. D’autres mastabas forment une austère cité des morts à l’ouest de la pyramide.
Publié le 13 Septembre 2012
CONSERVER LES CORPS
L’idée de préserver l’intégrité des corps est probablement aussi vieille que la civilisation elle-même. Les anciens égyptiens se figuraient en effet l’individu comme un agrégat de différents éléments, auxquels le corps physique servait de support. La mort se traduisant par la dissociation de ces éléments, il fallait, pour assurer l’immortalité de l’individu, leur permettre d’être réunis à nouveau. D’où la nécessité d’un corps pour l’éternité. Partant de la simple observation de la nature – un corps abandonné dans les sables du désert se conserve longtemps du fait de la quasi-absence d’humidité – les égyptiens imaginèrent des procédés de déshydratation propres à empêcher la putréfaction des corps.
LES TECHNIQUES D’EMBAUMEMENT
La minutieuse description que nous en a laissée Hérodote, ainsi que l’étude scientifique de centaines de momies depuis les débuts de l’égyptologie moderne, ont permis de brosser un tableau très précis des techniques d’embaumement. On commençait tout d’abord par extraire le cerveau par les narines, morceau par morceau, grâce à un crochet de fer. Les embaumeurs pratiquaient ensuite une incision sur le flanc du défunt à l’aide d’une pierre tranchante, de manière à pouvoir en extraire les viscères, qui, elles-mêmes une fois embaumés, prendraient place à côté du défunt dans des récipients particuliers, les vases canopes. On bourrait alors les cavités abdominale et thoracique de natron (carbonate de sodium cristallisé) et de tissus, afin d’absorber le maximum d’humidité avant de plonger le corps dans un bain de natron, pendant 70 jours, précise Hérodte, afin de procéder à une dessiccation complète. Celle-ci terminée, on vidait les cavités de leur bourrage de natron pour le remplacer par un second, définitif celui-là, afin de prévenir l’affaissement du corps. De même, on remodelait les traits du visage de manière à lui rendre l’aspect de la vie.
LES DERNIERS PREPARATIFS
Le travail d’embaumement terminé, il restait à emmailloter le corps de bandelettes, en lin exclusivement, la laine étant proscrite pour cet usage rituel comme elle l’était pour les vêtements cérémoniels des prêtres. Plusieurs centaines de mètres de tissus étaient nécessaires, dont l’origine était diverse : on y trouvait en effet du linge « de famille » utilisé par le défunt de son vivant, des linges sacrés provenant des temples où ils avaient servi à recouvrir les statues, enfin d’autres, spécialement confectionnés pour cet usage et qui portaient des textes de divers livres funéraires. De nombreuses amulettes étaient placées entre les bandes pour assurer la protection du défunt lors du long voyage qu’il allait entreprendre. La momie était enfin recouverte d’un linceul, décorée de bouquets de fleurs et placée dans son sarcophage, non sans avoir reçu les sacrements liturgiques – comme le rite de l’ouverture de la bouche qu’elle partageait avec les statues des divinités.
AU DEPART, PRIVILEGE ROYAL
Réservée tout d’abord au seul pharaon, la momification s’étendit progressivement aux membres de la famille royale et aux hauts dignitaires, puis au peuple tout entier. On a pu ainsi estimer à plus de 500 millions le nombre de corps momifiés tout au long de l’histoire de l’Egypte ancienne jusqu’à la christianisation du pays, et enfouis dans les sables du désert. Tous bien entendu ne bénéficiaient pas des soins dont on entourait la dépouille du pharaon et des grands personnages de la cour. Pour les défunts de moindre importance, on se contentait de dissoudre les viscères en injectant de l’huile de cèdre par les voies naturelles. Les égyptiens momifiaient aussi les animaux symboles de différentes divinités : taureaux, chats, babouins, ibis, crocodiles. Ainsi, dans la nécropole de Tounah el-Gebel, en moyenne Egypte, furent déposés plus de 4 millions d’ibis momifiés en l’honneur du dieu Thot.
Publié le 13 Septembre 2012
L’Egypte est protégée par la distance des invasions barbares en provenance de l’est et du nord qui renversent
l’Empire d’Occident en 476 ap. JC. Elle est également préservée de l’état de guerre permanent qui sévit sur les autres frontières de Byzance. La montée de l’islam est rapide et imprévue. En 640
ap. JC. – 18 ans seulement après le début du calendrier islamique – les bannières de la nouvelle foi militaire envahissent l’Egypte sur les lances des cavaliers arabes. Le Caire tombe aux mains
des Arabes en 641, Alexandrie en 642. Pendant les deux siècles suivants, les émirs musulmans d’Egypte deviennent les vassaux du califat abbasside de Bagdad, alors capitale du monde islamique. En
878, Ibn Tulun, gouverneur d’Egypte, se proclame chef indépendant du pays. A sa mort, toutefois, le califat reprend le contrôle de l’Egypte, qui est gouvernée par les vassaux de
Bagdad jusqu’en 969, date de sa conquête par les califes fatimides de Kairouan. Les premiers califes déplacent leur capitale de la
Tunisie vers le Nil, fondant une nouvelle cité dénommée de manière appropriée al-Qahira (la Victorieuse). Le
Caire devient rapidement l’un des centres politiques, religieux et culturels les plus prestigieux du monde islamique.
Publié le 13 Septembre 2012
Il correspond à l’apogée de la monarchie égyptienne, le pouvoir des pharaons s’étendant de la quatrième cataracte du Nil (au Soudan) jusqu’à l’Euphrate (dans l’actuel Iraq, au sud-ouest de l’Asie). Les exploits impressionnants des souverains de la XVIIIème dynastie sont relatés sous forme de hiéroglyphes [1] tels que ceux figurant dans l’ensemble de temples de Karnak, près de LouXor. Hachepsout (1520 – 1483 av. JC.), première reine d’Egypte, commande le construction de somptueux temples et monuments, dont beaucoup sont ensuite saccagés par son successeur, Touthmôsis III. Les propres édifices et inscriptions de Touthmôsis assoient sa réputation comme le plus grand chef militaire d’Egypte, remportant jusqu’à 17 campagnes contre les rois hittites d’Asie Mineure et le royaume de Mitanni (ou Mèdes) de la vallée de l’Euphrate. Les dirigeants hittites et hourrites. Cette ère de paix et de prospérité représente l’âge d’or de l’Egypte pharaonique. Les dirigeants du pays abandonnent leurs désirs de conquêtes et de domination au profit de la religion et de la construction de monuments – ceux-ci étant destinés à perpétuer leur nom pour la postérité et à s’assurer la grâce des nombreuses divinités. Aménophis III (1386 – 1349 av. JC.), fait ériger le magnifique temple de LouXor, de même qu’un temple beaucoup plus grand, sur la rive gauche du Nil, dont il ne subsiste que les deux gigantesques colosses de Memnon.
Le successeur d’Aménophis, Akhnaton (Aménophis IV), répudie le panthéon orthodoxe et son dieu le plus important, Amon. Il décrète le culte d’Aton, figuré par un disque solaire et
transfère sa capital de Thèbes à Akhetaton, près de l’actuelle Tell el-Amarna. De nouveau, l’importance prise par les affaires internes conduit inévitablement à la désintégration aux confins de
l’Empire, et les territoires conquis à l’est de l’Egypte sont en partie perdus au profit de souverains locaux en révolte ou de l’empire rival des Hittites. Si la religion d’Akhnaton s’éteint avec
lui, deux découvertes archéologiques fortuites lui assurent aujourd’hui une place de choix dans l’histoire de l’Egypte La première est le buste de sa femme, Néfertiti, dont le nom devient synonyme de beauté féminine. La seconde est la découverte du tombeau de son fils et successeur, Toutankhamon [2], qui
réhabilite l’ancienne religion. Il règne pendant sept ans et sa mort, survenue à l’âge de 19 ans, met un terme à la lignée royale de la XVIIIème dynastie.
Séthi 1er (1312 – 1235 av. JC), deuxième pharaon de la XIXème dynastie, décide de rétablir le fonctionnement de l’Ancien Empire, et son
successeur Ramsès II (1301 – 1235 av. JC.) [1] érige certains des monuments les plus impressionnants ayant
survécu à ce jour, notamment le temple de Ramesseum sur la rive gauche à LouXor, et les magnifiques colosses d’Abou Simbel. Ramsès déjoue en outre les menaces d’invasion venues de l’est, écrasant
les Hittites à la bataille de Qadesh. Mineptah, successeur de Ramsès II, repousse une invasion libyenne dans la région du
delta.
En vous promenant dans le delta, vous pourrez découvrir l’un des plus anciens procédés égyptiens encore en usage, le chadouf (ou roue à eau égyptienne). Représenté pour la première fois sur des peintures et sculptures de la XIXème dynastie (1300 – 1200 av. JC.), le chadouf se réduit à un seau ou à un pot suspendu – au-dessus d’une rivière ou d’un canal d’irrigation – au bout d’une perche en bois munie d’un contrepoids. On remplit le seau à une source d’eau, puis le contrepoids – un gros caillou ou un morceau de ciment – le soulève jusqu’au niveau de la rive, où l’eau se déverse dans les canaux menant aux surfaces à irriguer. Ce procédé exige beaucoup plus de temps et de travail que la roue à eau européenne, mais le temps et la main-d’œuvre n’ont jamais fait défaut en Egypte.
L’écriture hiéroglyphique, ensemble de symboles énigmatiques figurés par des animaux, oiseaux , personnes et formes géométriques, n’a pas cessé d’intriguer les Européens jusqu’au début du XIXème siècle. En 1799 les troupes de Napoléon ont découvert une stèle portant des inscriptions près de Rosette. Elle était gravée de hiéroglyphes, ainsi que de leur traduction en grec ptolémaïque. En 1801, la stèle tomba aux mains des Anglais, mais c’est un Français, Jean-Pierre Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes en 1823. Le nombre impressionnant d’inscriptions sur les temples et les tombeaux constitue une matière importante pour les archéologues, et leur traduction se poursuit toujours. La pierre de Rosette est exposée au British Museum.
Toutankhamon a-t-il été vraiment assassiné ? Selon certains, il aurait été victime d’un prêtre avide de reprendre le pouvoir après avoir été
évincé par son beau-père et prédécesseur, Akhnaton. Après la mort de Toutankhamon, le grand prêtre Ay régna sur l’Egypte jusqu’à sa mort, quatre ans plus tard Mais existe-t-il des preuves
selon lesquelles Ay aurait assassiné le prince ? Les rayons X de la momie montrent un épaississement à la base du cerveau, pouvant correspondre à un coup. Aucune preuve tangible ne vient
cependant étayer ces hypothèses.
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