marrakech

Publié le 13 Septembre 2012

tour.jpg Ils enserrent la ville comme une ceinture rose, ocre et rouge, longue de 20 kilomètres et percée de 10 portes. Construits au XIIème siècle sous les Almovides qui, les premiers, choisirent Marrakech comme capitale, les remparts furent à plusieurs reprises restaurés et agrandis, notamment sous la dynastie alaouite, au XVIIIème siècle, quand la ville redevint, après une longue éclipse, le centre du pouvoir.

 

Il est possible  de faire le tour de l’enceinte en voiture. Parmi les portes, citons Bad el-Khemis, la « porte du jeudi », entourée de deux bastions massifs, garde l’accès nord-est de la médina. Un marché aux puces s’y tient, particulièrement animé le jeudi. Le marché aux bestiaux a, lui, été déplacé à l’extérieur de la ville. Bab el-Deggagh ouvre sur le quartier des tanneurs, installés depuis le XIIème siècle en deçà des remparts et, à l’intérieur de la médina, sur le souk de la maroquinerie, grande spécialité de Marrakech.

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Bab Ahmar (« la porte rouge »), qui débouche sur le grand méchouar du palais royal, fut longtemps réservée aux seuls sultans. Aujourd’hui encore, cette farouche gardienne du Dar el-Makhzen, est close quand le roi réside à Marrakech. De l’autre côté de l’enceinte s’étendent les jardins de l’Agdal.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #bad, #marrakech, #siecle, #sous, #ville

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Publié le 13 Septembre 2012

La deuxième plus grande mosquée du Maroc chef d’œuvre de l’art hispano-mauresquetire son nom des Koutoubiyne, les vendeurs de manuscrits – les libraires de l’époque – qui, aux XIIème et XIIIème siècles, y disposaient leurs éventaires.

 

Point de départ de toute l’histoire de Marrakech, elle en est également le symbole. Le sultan Abd-el-Moumen y édifia, en 1147, la première mosquée, détruite avant même la fin de sa construction, car son orientation par rapport à la Mecque n’était pas conforme. On voit toujours, à côté de la mosquée actuelle, les colonnes de la première, ainsi que la trace du premier mihrab.

 

La deuxième mosquée, achevée à la veille du XIIIème siècle, fut bâtie dans le plus pur style hispano-mauresque, où prédominent la sobriété et la pureté des lignes.

 

Le minaret, qui culmine à 77 mètres, surmonté d’un lanternon lui-même couronné de 4 boules d’or sert d’emblème à la ville de Marrakech et de point de repère dans toute la ville. Son architecture exceptionnelle est couronnée de quatre boules de cuivre. Pour certains, elles symbolisent les 5 piliers de l’islam, pour d’autre le ciel, la terre et l’eau. Pour d’autres encore, elles signifient que le minaret est effectivement achevé et ne doit plus être modifié.

 

koutou2.JPG    Depuis 8 siècles, elle fait l’orgueil de Marrakech. La plus vaste mosquée du Maghreb à l’époque (90 m sur 60) fut achevée en 1199 par Yacoub el-Mansour, le petit fils d’Abd-el-Mounem. Plus large que profonde, elle comporte 16 nefs parallèles de largeur égale ainsi qu’une nef médiane, plus large, construite perpendiculairement au mur de prière, le qibla. Au fond de cette monumentale salle de prière, la nef transversale, surplombée de 7 coupoles, est dotée d’arcs à stalactites posés sur de larges colonnes blanches et nues.

 

Austère et sobre, elle impose le respect par son incroyable élégance et le mysticisme qui se dégage de ses murs dénudés.

 

Les ornementations riches et variées qui firent la réputation de l’art almoravide sont ici remplacées par des lignes pures et simples, d’inspiration andalouse : on retrouve de nombreux modèles géométriques, notamment à l’extérieur de la mosquée, ainsi que des motifs floraux. A l’intérieur, près de la salle de prière, une cour rectangulaire est entourée de portiques à 4 nefs sur les vantaux desquels on peut voir des même dessin,s géométriques et épigraphiques. Les charpentes moulurées et les chapiteaux d’origine confèrent à ce lieu de recueillement une aura singulière et qui ne possède aucune aucune autre mosquée de Marrakech. Les travaux de rénovation de la façade extérieure et du minaret ont duré 3 ans. Ils ont débuté en 1995 pour s’achever qu’en 1998. Le minaret est un véritable phare : pour les fidèles, et pour les voyageurs égarés. Lorsque l’on aperçoit les remparts de Marrakech, isolés dans la vaste plaine du Haouz, ce minaret est le premier qui frappe le regard. Le minaret est une tour carrée de 12,8 m de côté et de 69 m de hauteur, construite en moellons de grès schisteux du djébel guéliz, la montagne voisine dont il ne reste que peu de chose. Au sommet de la tour, un lanternon de 16 m, pourvu d’un dôme, supporte une flèche coiffée de 4 boules de cuivre dorée de taille décroissante. L’ensemble atteint une hauteur de 77 m, soit un rapport entre la hauteur et la base de 1 à 5 m. koutou1.jpg

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Rédigé par orange8454

Publié dans #marrakech, #minaret, #mosquee, #nef, #premier

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Publié le 13 Septembre 2012

Situé face au mellah, il est surnommé « l’Alhambra du Maroc ».

 

bahia1.JPG Construit à la fin du XIXème siècle par un grand vizir de Hassan 1er, il arbore une façade simple et des murs plus hauts que les maisons environnantes pour préserver l’intimité des habitants du palais 150 pièces.

 

D’un agencement intérieur unique, il offre une succession de jardins d’agrément, de cours intérieures, de salles et d’appartements. L’eau des fontaines est amenée par le système des khettara, mis en place au Xème siècle. Ces canalisations souterraines qui relient entre eux des puits parfois distants de plusieurs kilomètres ont permis l’irrigation de l’oasis de Marrakech et offert à ses palais leur fraîcheur.

 

Les cours et les appartements sont richement décorés de zelliges et de stucs. Les plafonds de cèdre peints témoignent de l’habileté des artisans de Marrakech.

 

La cour d’honneur, pavée de marbre de Carrare et entourée d’un déambuloire aux colonnes peintes et ornées de zelliges. Dans cette cour comme dans les patios fleuris se trouvent des vasques à jet d’eau en marbre de Meknès. Les nombreuses salles de réception sont tapissées de faïence de Tétouan et surmontées de plafonds en Cèdre de l’Atlas. Les appartements de la favorite, décorés de bois peint à fond rouge, présentent une hauteur de plafond considérable.

 

bahia2.JPG Les moucharabiehs (fameux grillages de bois placés devant les fenêtres) qui ornent la partie supérieure de la pièce sont en stuc et en plâtre, tandis que les vitraux sont faits de verre importé d’Irak (uniques au Magreb).

 

Les appartements qui ouvrent sur le méchouar intérieur sont fermés au public, car ils sont encore aujourd’hui utilisés par les proches de la famille royale quand celle-ci réside dans le palais royal de Marrakech.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #appartements, #cour, #interieur, #marrakech, #palais

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